Budget 2007 de Paris: débat tendu entre majorité et opposition municipales

Par Bernard M.
Publié le 13 décembre 2006 à 10:43

Le débat sur le budget 2007 de Paris a commencé lundi dans une atmosphère tendue par l'approche des échéances électorales, l'opposition menée par l'UMP Françoise de Panafieu accusant le maire PS Bertrand Delanoë de présentation "insincère et malhonnête".

"Venant de l'ancienne majorité, cela fait drôle", a ironisé le maire devant la presse, après avoir détaillé dans l'hémicycle de l'Hôtel de Ville l'avant-dernier projet budgétaire de sa mandature: 6,7 milliards d'euros, axé sur solidarité et transports, avec des taux d'imposition locale inchangés.



Il a rappelé que "la dette de l'Etat à l'égard de Paris atteint aujourd'hui 250 M€, parlant de "décentralisation de l'Etat qui s'assimile à un jeu de dupes".



La candidate UMP à la mairie Françoise de Panafieu lui a demandé des "comptes": "vous avez pris l'engagement de ne pas augmenter le taux des impôts locaux, mais désormais vous ne pouvez tenir cette promesse qu'en truquant ce budget", a-t-elle accusé, le taxant d’ "optimisme irréaliste".



Alors que la municipalité s'engage à financer la création de 4.000 logements sociaux en 2007, les Verts, membres de la majorité de gauche, souhaitent l'acquisition du parc de logements social privé à bas loyers (évalué à 103.702 logements) pour préserver la mixité sociale.



Selon Christophe Caresche, adjoint à la Sécurité, la Ville a finalement accepté de "préempter systématiquement" tout immeuble faisant partie du "noyau dur" (55.000 logements) du parc de logements social à bas loyers.



"Je souhaite vivement que les Verts votent le budget-logement et nous sommes disposés à trouver des solutions", avait indiqué peu avant Bertrand Delanoë.



Néanmoins, il "valide totalement la politique d'acquisition d'immeubles à l'ouest et au centre de Paris pour la mixité sociale".



Autre priorité de ce budget: les transports qui se montent à 782 M€, "un effort énorme", selon le maire.



Il se double d'une participation de la ville en hausse de 37,5%, par rapport à 2006, au STIF (Syndicat des transports d'Ile-de-France).



Le maire souhaite enfin que les compétences en matière de taxis, tant pour leur nombre (14.000, selon la mairie) que leur utilisation, lui soient transférées. Elles relèvent actuellement de la préfecture et il faudra un vote du parlement pour un tel changement.