Bussereau réclame l'aide de Bruxelles

Par Bernard M.
Publié le 20 mars 2006 à 14:12

Le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, demandera ce lundi à Bruxelles quatre types d'aides en faveur des aviculteurs confrontés aux conséquences économiques de la grippe aviaire



Dominique Bussereau présentera aux autres ministres de l'Agriculture de l'Union européenne, qui doivent se réunir lundi à Bruxelles, "un mémorandum demandant de nouvelles mesures communautaires de soutien en faveur de la filière avicole", selon un communiqué du ministère de l'Agriculture.



La France, déjà soutenue par l'Irlande, demandera d'abord plusieurs indemnisations: pour les "stocks privés" des industriels de la volaille, pour la "réduction d'activité" et, "si la crise devient plus importante", pour les "achats et (la) destruction" de volailles, a-t-on précisé au ministère.



Paris réclamera aussi des mesures pour l'étiquettage des volailles, afin de mieux en mentionner l'origine et "assurer une traçabilité complète".



En troisième lieu, Dominique Bussereau demandera un relèvement du plafond des aides nationales qui "tiendra compte des difficultés rencontrées par les aviculteurs" a-t-on ajouté sans donner de chiffre. Les règles européennes permettent aux Etats membres d'accorder une aide de 3.000 euros sur trois ans et par éleveur sans avoir à demander l'autorisation de Bruxelles.



Enfin la France demandera "d'activer une clause de sauvegarde pour que les importations de volailles de pays tiers n'augmentent pas trop".



La Commission européenne de son côté pourrait mettre lundi "des idées sur la table" pour aider la filière avicole européenne, confrontée à une forte baisse de la consommation de volailles avec l'apparition du virus H5N1 de la grippe aviaire, avait indiqué mercredi l'un de ses porte-parole. Mais Bruxelles "préfèrerait" plutôt des "mesures nationales" que communautaires, avait-t-il ajouté.



Les ministres français et irlandais de l'Agriculture avaient indiqué lundi à Dublin qu'ils demanderaient de nouvelles aides sous la forme de quatre mesures de solidarité.