Clearstream / Villepin : pas de machination politique contre Sarkozy

Par Bernard M.
Publié le 05 septembre 2007 à 17:03

Dominique de Villepin a déclaré mercredi sur France Inter que "Nicolas Sarkozy" n'avait "pas été victime d'une machination politique dans le dossier Clearstream" qui selon lui, aurait été "reconstruit" pour défendre cette thèse. "Il n'y a pas de dimension politique dans ce dossier. Nicolas Sarkozy n'est pas victime d'une machination politique. Ce dossier a été reconstruit pour défendre cette thèse politique, ce qui est aujourd'hui la source de l'injustice qui m'est faite", a résumé l'ancien Premier ministre.

M. de Villepin, mis en examen le 27 juillet dans ce dossier, réaffirme "J'apporterai le 13 septembre tous les éléments aux magistrats qui montreront que cette affaire n'est pas une affaire politique. Je prouverai que je ne suis pas dans ce dossier"

Il poursuit "Je veux savoir par quel tour de passe-passe et par quelle manipulation cette thèse politique d'un Nicolas Sarkozy qui aurait été visé dans cette affaire pour des raisons politiques s'est imposée, parce que c'est la grande clef. Tout cela s'est passé insidieusement, à coup de violations du secret de l'instruction"… "J'apporterai des éléments qui, à mon sens, devraient permettre de rouvrir cette instruction"



"Comment est-on passé d'un dossier international et industriel à un dossier politique qui aujourd'hui se réduit à une pseudo-rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ?" … "Comment un homme politique a pu être saisi par la peur et imaginer qu'on lui en veut au point de vouloir se faire justice lui-même. C'est la source pour moi aujourd'hui d'une très grande injustice. C'est pour cela que je souhaite réparation", a-t-il conclu.



Dominique de Villepin a mis en garde Nicolas Sarkozy contre "l'esprit de cour qui galope", et s’est présenté comme "une conscience" pour la majorité. "ce n'est pas quand vous êtes entouré de béni-oui-oui, de cire-pompes et de courtisans que vous faites avancer un pays".



"Je suis dans une majorité dans un pays où il n'y a plus d'opposition. Et dans cette majorité j'estime que nous devons porter la critique", a-t-il dit, ajoutant "Je suis celui qui remplit le rôle de conscience et d'aiguillon d'une majorité qui ne doit pas s'endormir sur ses lauriers".