Climat, il faut sauver le sommet de Copenhague

Par Bernard M.
Publié le 05 octobre 2009 à 10:57

Pour la réunion sur le climat de New York du 22 septembre prochain, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a réclamé un engagement ferme des Etats, à quelques semaines du sommet climatique de Copenhague, un sommet qui s'annonce de plus en plus difficile.

Les sommets sur le climat se suivent et se ressemblent, pour le moment, alors que le grand rendez-vous mondial sur les changements climatiques de décembre prochain, à Copenhague, approche à grands pas. Pour l'ONU, il est grand temps que les gouvernements du monde entier montrent qu'ils ont compris la gravité de la situation.



Ainsi, pour sauver le sommet sur le climat de Copenhague, les chefs d'Etat se réuniront à nouveau le 22 septembre prochain à New York à la demande de l’ONU, puis deux jours après, les 24 et 25 septembre, à Pittsburgh pour le G20.



Pour la réunion sur le climat de New York, le secrétaire général de l’ONU a réclamé un engagement des Etats à quelques semaines du sommet climatique de Copenhague. Ban Ki-moon demande aux Etats Membres convoqué le 22 septembre à New York, de s’engager devant le monde entier « à parvenir à un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre à Copenhague en décembre. »



Et l’enjeu est de taille, car, selon le secrétaire général de l’ONU, le sommet du 22 septembre sera la réunion qui rassemblera le plus de chefs d'Etat et de gouvernement « jamais convoqués sur la question du changement climatique ».



Pour Ban Ki-moon, il est impératif que les chefs d'Etat et les gouvernements montrent qu’ils ont compris la « gravité des risques liés au climat ainsi que les avantages qu'il y a à agir tout de suite. »



L’ONU veut « qu'ils s'engagent publiquement à conclure un accord à la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague de décembre 2009 ».



A noter que mercredi dernier, les principaux investisseurs du monde, représentant la coquette somme de 13.000 milliards de dollars, se sont également réunis à New York. Ils ont lancé un appel commun à lutter contre les changements climatiques, a déclaré le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), à l’issu d’un Forum sur le changement climatique, en présence du célèbre Lord Nicholas Stern.



Cet appel demande la réduction des émissions de carbone de 50 à 85% dans le monde d’ici à 2050, par rapport au niveau de 1990, ainsi que la réduction des émissions mondiale pour les pays développés de 80 à 95% d’ici à 2050, avec des cibles réduction de 40% d’ici à 2020. Ces objectifs de réduction des émissions de C02 seront-elles reprisent dans la cadre du sommet de Copenhague ? Des éléments de réponse pourraient bien être publiés dans deux jours à l’issu de la réunion de New York.