Etat d'alerte en France

Par Bernard M.
Publié le 16 février 2006 à 11:15

Le premier ministre a décidé de mesures de confinement généralisé des élevages sur tout le territoire métropolitain et de vaccination préventive généralisée

La crainte de l'arrivée de l'épizootie en France fait en effet considérer désormais aux experts que l'avifaune française est soumise à un risque aggravé de contamination.



Le gouvernement français a donc décidé de suivre à la lettre les recommandations nouvelles, plus sévères, préconisées par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

Mardi, rendant son verdict après son autosaisine du 10 février, l'Afssa avait rendu publique une réévaluation des avis émis à la suite des derniers événements relatifs à la situation épidémiologique de la grippe aviaire en Afrique et en Europe.



Les experts avaient recommandé au gouvernement, pour les élevages de volailles de plein air, de maintenir les mesures actuelles : mangeoires et abreuvoirs hors du contact des oiseaux sauvages. Lorsque cette mesure est techniquement impossible, il ne faut pas distribuer les aliments au sol, et n'ouvrir les trémies que pendant les heures des repas. Il faut clôturer les parcours là où c'est possible et éventuellement mettre des filets.



Parmi les nouvelles mesures, l'Afssa recommande de confiner toutes les volailles dans les zones humides à risque et dans les départements à haute densité d'élevages.

Le premier ministre entérine cette recommandation en l'assortissant d'une mesure de vaccination préventive : dans les élevages de canards et d'oies (anatidés) situés dans les zones humides à risque des départements des Landes, de Loire-Atlantique et de Vendée et qui ne peuvent pas confiner les oiseaux, ceux-ci seront vaccinés «dans le respect des règles communautaires».



Pour les basses-cours, l'Afssa conseille de recenser les élevages avec un suivi systématique par un vétérinaire sanitaire, d'appliquer les mêmes mesures de biosécurité et de confinement que pour les élevages industriels et de vacciner préventivement toutes les volailles qui ne pourraient être élevées en claustration et vivant dans les zones humides à risque.

Cette recommandation de vaccination n'est pas explicitement suivie par le premier ministre : la seule claustration stricte des oiseaux de basse-cour dans les trois départements cités ci-dessus est considérée comme suffisante.



En revanche, comme le recommandaient les experts, la décision de vaccination préventive des oiseaux rares détenus par les parcs ornithologiques et les zoos, «lorsqu'ils sont susceptibles d'être en contact direct avec des oiseaux domestiques ou sauvages», est suivie stricto sensu.