Europe 1: grogne sociale contre des suppressions de postes

Par Bernard M.
Publié le 22 février 2007 à 12:37

Le groupe Lagardère, maison-mère de la radio Europe 1, envisage de réduire les effectifs de la station dans le cadre de son plan d'économies, un projet "mal vécu" par les salariés qui ont le sentiment d'avoir "déjà donné" en la matière, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

Fait peu fréquent dans la station, une assemblée générale du personnel s'est tenue la semaine dernière, où cours de laquelle une menace de grève a été brandie, a indiqué Olivier Samain, délégué SNJ.



A la suite de cette AG, "la direction a accepté d'ouvrir une négociation" sur le sujet des effectifs de la radio, qui compte environ 400 salariés, a-t-il ajouté.



La direction d'Europe 1 a confirmé à l'AFP que "toutes les entités" de Lagardère Active Médias (LAM, le pôle audiovisuel de Lagardère) étaient touchées par le plan de suppressions de postes du groupe.



Il y a trois ans, lorsqu'Arnaud Lagardère a succédé à son père, la radio a mis en place un programme d'économies très strict qui s'est traduit par la suppression des hausses générales de salaires", selon M. Samain.



"La direction voudrait réduire la voilure, alors qu'on a au contraire besoin de postes.



On estime qu'il faudrait créer 38 postes, dont 10 de journalistes, pour pouvoir faire convenablement notre travail", souligne-t-il.



Les syndicats exigent ainsi une "remise à plat des effectifs" de la station avant d'entamer toute discussion sur les départs volontaires.



Mais sur les salaires, elle est plus réticente.



"Certains journalistes ne gagnent que 1.400 euros net au bout de trois ans alors qu'ils présentent des tranches importantes", selon lui.