Fracture numérique : les élus locaux en première ligne
Publié le 14 septembre 2006 à 10:49
Soixante-deux collectivités locales ont décidé d'investir 1,1 milliard d'euros pour apporter le haut débit à toute la population. Une problématique au coeur d'Odébit, premier salon dédié au haut débit et à ses applications en France, qui a fermé ses portes hier, au Cnit de Paris-La Défense.
Branle-bas de combat dans les conseils généraux.
Dans les priorités des collectivités locales, le haut débit occupe désormais une des premières positions.
Le gouvernement et la Commission européenne ont, eux, refusé de l'intégrer dans le service universel, au même titre que le téléphone classique.
Résultat, malgré les efforts de France Télécom qui a équipé ses centraux téléphoniques en ADSL, à la fin de l'année 2 % de la population française n'auront toujours pas accès au haut débit.
D'où le risque d'une fracture numérique entre les villes et les campagnes difficilement acceptable par les élus.
Tandis que le ministre délégué à l'Aménagement du territoire, Christian Estrosi, a lancé, au début de l'été, un plan de 10 millions d'euros visant à soutenir l'équipement en haut débit des communes rurales.