Frêche : il aurait mérité la « cabane »
Publié le 01 décembre 2006 à 14:16
Le président du Languedoc-Roussillon est jugé non pas sur ses dernières déclarations racistes relatives à l’équipe de France de football mais pour avoir traité les harkis de "sous-hommes".
Verdict le 25 janvier prochain.
Le procureur a requis, hier jeudi 30 novembre, « seulement » une amende de 15.000 euros contre le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche. Celui-ci était en effet jugé par le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir traité les harkis de "sous-hommes".
Et l'affaire a été mise en délibéré au 25 janvier 2007.
Peu avant minuit, jeudi, le procureur, Olivier Decout, a qualifié les propos de Georges Frêche d’"injures scandaleuses qui doivent être sanctionnées".
Il a demandé une amende et la publication de la condamnation dans la presse. Mais alors que ces propos incitent à la haine raciale, alors que ces mots furent utilisés dans le « Mein Kampf » d’Adolf Hitler, sans doute parce qu’iul s’agit d’un « VIP », il n'a pas requis de peine de prison, ce que pourtant la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse et de l'expression lui permettait.
En effet, cette loi prévoit jusqu'à 22.500 euros d'amende et six mois, voire un an d'emprisonnement, pour "injure aggravée".
La qualification du délit de cet homme importe peu finalement car il est « cuit » politiquement et n’est pas digne de diriger une région de notre démocratie, usant de tels propos, injurieux, haineux, qui, manifestement, n’ont guère dérangé la direction du PS jusqu’ici …