Humour noir
Publié le 14 octobre 2009 à 15:23
Les événements récents ici ou là ne sont guère rassurants sur le devenir de notre Société qui, de plus en plus, semble être dirigée par des « caïds » sans foi ni loi, se retranchant derrière leur légitimité démocratique, lorsqu’elle existe ou, à l’inverse, derrière des valeurs qui n’ont plus aucun sens et qui constituent à l’évidence le « parapluie » de cette grosse poignée de pleutres dangereux contre lesquels les peuples d’ici et d’ailleurs vont finir par prendre les armes, même si ce n’est que pacifiquement, usant de leur bulletin de vote.
Nos repères, fondamentaux et universels, semblent avoir disparu mais, au fond, ils nous sont dissimulés par ces mafieux ici, révisionnistes là, négationnistes ailleurs, qui veulent par leur action remodeler les institutions, refaire le monde à une image à laquelle ils croient sans doute, une image qui leur profite, une image qu’ils ne pourraient projeter aux populations s’ils n’avaient pas eux-mêmes avec moult complicités infiltré de puissants réseaux. Plus que des déceptions ou de simples courroux, les agissements de cette gent sont perçus comme dangereux et les répliques des médias, qui depuis longtemps déjà sont devenus de simples réplicateurs de communiqués et infiltrés eux-mêmes, ne rassurent pas, loin s’en faut, posant d’ailleurs de façon solennelle à nouveau la question centrale et de la crédibilité de la presse et de la liberté de celle-ci.
Selon un sondage BVA diffusé lundi dernier, deux tiers des Français (67%) affirment ne pas souhaiter la démission de Frédéric Mitterrand de son poste de ministre de la Culture. Le neveu de l’ex-président, pris la semaine dernière dans une controverse sur des écrits sur le tourisme sexuel, a été la cible des joutes les plus abjectes qui soient alors que son livre n’est pas récent, qu’il s’en est expliqué mais bizarrement n’a rencontré aucun écho médiatique et d’ailleurs l’on peut se demander pourquoi les médias censés assurer une veille informationnelle n’ont jamais soulevé cette affaire auparavant ? Le Parti socialiste, avec son porte-parole, Benoît Hamon, a bien tenté d’exploiter politiquement cette affaire privée mais cette stratégie s’est retournée contre lui …
Pour lancer lundi dernier au Bénin "l'appel de Cotonou", six dirigeants africains se sont joints à l'ancien président français, Jacques Chirac, pour s’élever contre le commerce de faux médicaments, une pratique mafieuse mettant en danger la vie des patients mais qui en plus obère gravement les recettes publiques sur le continent le plus pauvre du monde. L’Afrique débourse près de 70 milliards de dollars par an - environ 10% de l'industrie pharmaceutique - et le réseau est tel que pour être démantelé, une armée n’y suffira pas. C’est tout un système qui doit tomber : des milliers de pharmacies, d'étals et de marchands de rue (plus de 10.000 !) entretiennent ce trafic qui, au surplus, doit en cacher un autre, bien plus stupéfiant encore.
Barack Obama se voit décerner un prix pour une action à faire mai qu’il n’a point encore faite, les norvégiens trahissant là l’esprit même d’Alfred Nobel comme ils l’ont fait d’ailleurs pour celui d’économie attribué à une personne qui est connue pour des positions discutables et dont les travaux sur la « gouvernance » n’ont rien à voir avec la discipline elle-même. La polémique a aussi enflé sur le prix de littérature. Rien ne va plus à Oslo non plus !
La dette des Etats, leur déficit, dans les pays développés, se chiffre par milliers de milliards et en pourcentage très élevé de leu produit intérieur brut, indicateur de leur « richesse » or chacun sait – et les manuels scolaires du second degré le rappellent à nos têtes blondes – que le commerce illicite pèse, selon de statistiques officielles sans doute en net retrait d’avec la réalité, dix pourcents des échanges ! Stopper un fléau qui ure depuis tant d’années serait plus salvateur que d’imposer une taxe carbone que l’on est censé nous rendre, non ?
Ce ne sont que quelques points extraits de l’actualité récente qui révèlent l’impuissance au mieux, la gestion malsaine au pire, des affaires publiques. Cela ne nous fait ni rire ni pleurer. C’est désolant et dangereux pour la démocratie car les peuples risquent un jour, acculés, de prendre les armes pour « assainir » et rendre plus juste et équitable leur pays, leur nation, leur environnement.
Il ne faut pas prendre Vladimir Poutine pour ce qu’il n’est pas ! Cette position révèle la volonté hégémonique de la grande Russie de revenir sur le devant d’une scène qu’elle a quitté voici près d’un quart de siècle. Et tous les moyens sont bons pour que ce pays, devenu riche par la découverte de matières premières essentielles dans son sous-sol, tente de dominer sur le terrain géopolitique certaines régions du monde, des régions stratégiques. Dont l’Iran et ses voisins.
Les Etats ont mis le paquet pour tenter de sauver le système financier en proie aux difficultés les pires que l’on ait connu depuis bien longtemps et ont accepté – crise de liquidités oblige – de prêter aux banques de détail à des taux élevés pour d’une part faire payer leurs erreurs aux spéculateurs et d’autre part garantir des ressources permettant de financer en partie la relance. Mais BNP Paribas et d’autres ont préféré lever des fonds ailleurs pour rembourser par anticipation ne respectant ni leur parole ni les principes fondamentaux d’une éthique citoyenne qui leur avait pourtant été clairement exposée.