600.000 enfants en danger
Publié le 03 février 2010 à 08:33
La Fondation Abbé-Pierre a rendu public, le lundi 1er février, son quinzième rapport annuel. La Fondation y dresse un tableau lugubre de la situation du logement, en mettant cette fois l’accent sur la situation des enfants. Dur, dur …
En fait, les jeunes, selon le rapport, seraient des « victimes collatérales du mal-logement », une situation dénoncée par le directeur général de la Fondation, Patrick Doutreligne, qui pointe du doigt le désengagement de l'Etat d’une part et qui fait part de son impression "d'écoper la barque avec une cuillère".
Patrick Doutreligne semble jacobin et hypocrite.
Jacobin car les collectivités locales, majoritairement gérées par la gauche, sont étrangement épargnées dans ce rapport qui se veut indépendant et impartial et hypocrite ensuite car de son logement de fonction et des avantages en nature qu’il a il ne peut que choisir une ligne modeste voire une extrême humilité ne serait-ce que par respect pour le fondateur du mouvement.
Les élus locaux assument
Effectivement, selon les chiffres publiés (à partir de la page142 du rapport), il est clair que la progression du nombre de logement sociaux financés ces dernières années est très nette : ainsi, entre 2004 et 2009, les logements d'insertion (PLAI) sont passés de 6.000 à 20.000 (+333% !), les logements sociaux standards (PLUS) de 41.000 à 57.000 (+ 39%) et enfin la progression la plus importante – en valeur absolue - concerne les logements intermédiaires (PLS) qui passent de 72.000 à 115.000 (+ 60%).
Et si la Fondation a également dénoncé le report de l'effort sur les collectivités territoriales, s'inquiétant des ventes des logements HLM ou du recentrage des crédits sur les zones tendues, c’était uniquement pour cogner sur l’exécutif, le pouvoir central.
Le directeur de la fondation est cruel lorsqu’il accuse que certains arbitrages étaient destinés à "masquer le désengagement de l'Etat".
Il est engagé politiquement. Sa place n’est pas de gouverner une Fondation dont le dessein este de servir et non de régler ses comptes. Ce n’est ni propre, ni digne.
Toutefois, pour justifier l’usage des fonds récoltés, la Fondation s’et fendue d’un épais rapport au sein duquel elle détaille une vingtaine de propositions.
Ces déclarations ont étéaccueillies fraîchement par les élus et les praticiens du secteur du logement présents dans la salle. D'autant plus fraîchement que le début de la matinée avait été consacré à évoquer la situation des enfants qui survivent dans la rue, sont hébergés chez des tiers, à l'hôtel ou dans des structures d'hébergement.
La quarantaine de pages du rapport consacrées à ce thème, fondées sur de nombreux travaux scientifiques, comportent des témoignages édifiants mais qui, en grattant un peu, relèvent du fait divers utilisé à fins de manipulation...