Immersion du nouveau président de l'Agence des aires marines protégées dans le monde maritime et les sciences de la mer.

Par Bernard M.
Publié le 13 novembre 2012 à 09:54

Paul Giacobbi, député de Haute Corse, élu le 3 octobre dernier comme président du Conseil d 'administration de l'Agence, a rencontré le lundi 12 novembre la plupart des personnalités influentes liées à la mer de Brest et de sa région (Préfecture maritime, Conseil régional, mairie de Brest, Ifremer, Océanopolis, Cèdre, IUEM...). « On voit bien comment l'Agence a su s'insérer et s'intégrer dans un tissu très riche, dense et solidaire. Elle a développé de très nombreux partenariats avec toutes les forces vives qui à Brest sont en lien avec la mer. » a commenté Paul Giacobbi. Concernant son mandat de président du Conseil d'administration de l'Agence, il a fait preuve de réalisme et de volonté : « J'arrive dans une situation de contradictions de fond entre les engagements politiques et juridiques forts pris par la République en matière de création et de gestion d'aires marines protégées et des moyens qui ne sont pas en adéquation. C'est ma priorité et celle du CA de l'Agence que de trouver des solutions à cette situation qui s'annonce difficile pour que l'Agence puisse tenir ses objectifs ». Poursuivant sur le financement de l'Agence, Paul Giacobbi a évoqué plusieurs options qui pourraient contribuer à renforcer la dotation de l'Agence et au-delà à financer la protection du milieu marin. « Il existe trois pistes au moins : le développement d'une fiscalité écologique spécifique à l'exploitation de la mer dans le Domaine public maritime, un domaine sous-valorisé à l'heure actuelle; le déploiement d'une politique de mécénat et une mutualisation encore plus forte afin de dégager des moyens ». Enfin, la visite à Brest de Paul Giacobbi a permis au président de rencontrer une partie de son équipe au siège de l'Agence. Cela a été l'occasion pour lui de « saluer la présidence de son prédécesseur Jérôme Bignon et le travail prodigieux effectué par l'Agence en si peu d'années d'existence ». Il a souligné cependant le risque de démobilisation au niveau local tant pour les acteurs que les agents de l'Agence si les décrets de création de parcs en attente n'étaient pas rapidement signés.