Jean-Marie Le Pen très optimiste pour 2007

Par Bernard M.
Publié le 21 avril 2006 à 10:32

Se présentant comme "le seul à pouvoir incarner une véritable alternative", le président du Front national Jean-Marie Le Pen a affirmé vendredi que la situation actuelle va lui "permettre de gagner" l'élection présidentielle de 2007

"Je pense que je suis le seul probablement actuellement à pouvoir incarner une véritable alternative avec ce que j'appellerai le pouvoir UMPS", a dit sur LCI Jean-Marie Le Pen, quatre ans après son accession au second tour de l'élection présidentielle de 2002.



Le président du FN a observé qu'il a "marqué depuis quelques décennies une progression constante (...) dans la conquête des esprits et des coeurs des Français". "Mes analyses se sont trouvées vérifiées par la réalité", a-t-il dit, avant d'estimer que "la situation de la France (est) plus désastreuse aujourd'hui qu'elle l'était en 2002".



"Cette conjonction va me permettre de gagner" la prochaine élection présidentielle a-t-il dit. Il a suggéré qu'il pourrait se classer "peut-être devant les deux" candidats du PS et de l'UMP lors du premier tour.



Jean-Marie Le Pen a répété son appel à la constitution d'une "alternative nationale" pour les élections, ce qui représente à ses yeux la seule stratégie "capable de substituer aux gouvernements défaillants de la gauche et de la droite une alternative nationale".



Dans ce sens, il propose "à l'ensemble des Français", y compris à travers des organisations "politiques, culturelles, sportives ou autres", de le rejoindre pour constituer "un grand mouvement qui serait une union patriotique capable, non seulement d'assurer la victoire du président, mais aussi la victoire d'une majorité, et donc d'avoir un gouvernement qui soit capable d'arracher la France au marasme dans lequel est actuellement".



"Il faut un candidat qui représente cette tendance et je crois que je suis le plus qualifié", a-t-il ajouté, citant ses précédents scores à la présidentielle et sa position dans les sondages "très, très loin devant M. De Villiers", le président du Mouvement pour la France.