José Bové très entouré
Publié le 15 février 2007 à 09:16
Le candidat à la présidentielle José Bové a présenté mercredi ses porte-parole de campagne qui sont au nombre de 20, dix femmes et dix hommes, et a annoncé disposer de 232 promesses de parrainages, lors d'une conférence de presse
Soulignant que sa campagne est "collective", il a présenté la liste de ses porte-parole parmi lesquels figurent des communistes comme le député de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec, des élues franciliennes - Francine Bavay (Verte) et Claire Villiers- le président de Copernic Yves Salesse, l'altermondialiste Raoul-Marc Jennar ainsi que des militants d'associations, de réseaux de banlieue, de collectifs unitaires ou de simples citoyens.
Le directeur de sa campagne est le communiste Jacques Perreux.
M. Bové a affirmé par ailleurs qu'il disposait, deux semaines après le lancement de sa candidature, de 232 promesses de parrainages (sur les 500 requises) et s'est montré inquiet à un mois de la date butoir de la remise des signatures.
Selon lui, "la démocratie est en danger par la consigne donnée par des partis" pour empêcher les élus d'accorder leurs signatures, dans une allusion à la consigne donnée par le Parti socialiste à ses élus. Il a appelé les maires "à faire valoir leur indépendance pour faire vivre la démocratie".
Parmi les valeurs qu'il entend défendre lors de la campagne, il a cité "le partage, le féminisme, l'anti-racisme".
Le programme de 125 propositions de José Bové est bien plus coûteux que ceux des deux principaux candidats : Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont évalué eux-mêmes leur projet entre 30 et 35 mds, des experts indépendants les estimant à 50 mds.
Le leader altermondialiste entend financer son programme selon le "principe" d'une "modification du partage des richesses". Il s'agit d'opérer "un transfert allant des revenus financiers vers les salaires et les cotisations sociales". La part salariale doit atteindre deux tiers de la richesse nationale (PIB) contre un tiers aujourd'hui.
Le programme entend réduire la dette publique - en revenant sur les baisses d'impôts concédés aux riches et en imposant les gros détenteurs de titres de la dette de l'Etat.