L’appel de Jean-Louis Chaussade à l’occasion de la clôture du Forum Mondial de l'Eau à Istanbul

Par Bernard M.
Publié le 24 mars 2009 à 08:49

A l’occasion de la clôture du 5ème Forum Mondial de l’eau à Istanbul, Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de Suez Environnement, lance un appel à une concertation plus ouverte avec l’ensemble des parties prenantes.

A l’occasion de la clôture du 5ème Forum Mondial de l’eau à Istanbul, Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de Suez Environnement, lance un appel à une concertation plus ouverte avec l’ensemble des parties prenantes. Il défend le passage d’une économie de volume à une économie de valeur : l’enjeu aujourd’hui n’est plus de gérer des volumes d’eau mais d’apporter des savoirs faire sociaux et environnementaux adaptés aux besoins des collectivités et des usagers.



« Cette nouvelle édition du Forum a été l’occasion pour l’ensemble des acteurs qui travaillent sur la problématique de l’eau d’évaluer les progrès réalisés depuis 3 ans. Ils sont tangibles mais terriblement insuffisants face aux défis de l’accès à l’eau et du changement climatique ! Pour y faire face, la concertation et l'innovation sont les clefs d'un progrès durable et équitable dans lequel nous inscrivons l'évolution de nos métiers.



Parce qu’il y a urgence, nous avons aujourd’hui l’obligation de mettre en place des mécanismes en vue d’une plus grande consultation et participation au niveau local de tous les acteurs (des entreprises aux ONGs). C’est la clef pour une bonne gestion et préservation de la ressource et pour faire émerger des solutions concrètes aux problèmes d’accès à l’eau et à l’assainissement.

Grâce au travail réalisé aux côtés d’ONGs, de chercheurs et d'élus locaux, Suez Environnement se mobilise aux côtés de ses parties prenantes pour proposer une 3ème voie en matière d’accès à l’eau, entre approche commerciale classique et mécénat, adaptée aux villes moyennes des pays émergents, le « modèle 4P » ou Partenariat Public Privé Participatif.



Nous finalisons actuellement un partenariat avec un pays du continent africain pour expérimenter sur le terrain cette nouvelle approche.



L’innovation est la seconde condition pour voir émerger de nouveaux modèles durables. Passer d’une économie linéaire à une économie circulaire, d’un modèle qui reposait sur la notion de volume d’eau captée et distribuée, à un modèle qui repose sur une gestion intégrée de la ressource, grâce un savoir faire technique, de management et de gouvernance : telle est la traduction opérationnelle que nous faisons face aux changements environnementaux.



La capacité à répondre simultanément à l’ensemble de ces enjeux conditionne la mutation vers des modèles de services durables. L’innovation n’a de sens que si elle sert cet objectif et nous devons tous mettre les moyens opérationnels et financiers pour enfin proposer des solutions pour tous en matière d’eau et d’assainissement. »