La Fifa approuve de lourdes et sévères sanctions

Par Bernard M.
Publié le 17 mars 2006 à 12:32

Matches de suspension, déduction de points, relégation ou disqualification : pour éradiquer le racisme dans les stades, la Fédération internationale de football a eu la main lourde contre les clubs et les fédérations nationales en approuvant de nouvelles et très sévères sanctions

Pour ne pas être accusée de passivité, la Fifa a donc amendé jeudi son code disciplinaire (article 55) et prévu une batterie de sanctions, très lourdes, visant clairement à tout faire pour éradiquer le fléau. Même si rien n'a encore été officiellement décidé, ces nouvelles règles disciplinaires devraient entrer en vigueur le 1er juillet.



Matches de suspension, déduction de points - 3 pour une première condamnation, 6 pour une récidive-, relégation si les incidents se poursuivent ou même disqualification de l'équipe : voilà de quoi faire frémir les clubs qui ne feront pas rapidement "le ménage" dans leurs tribunes ! Et pas question pour les fédérations de se défausser. Elles devront en effet inclure ces mesures dans leurs règlements, sous peine d'"être privée de toute compétition internationale pendant deux ans".



"J'ai à plusieurs reprises souligné mon ferme engagement personnel et celui de la Fifa contre le racisme et la discrimination" souligne Joseph Blatter, le président de la Fifa. "Mais les récents événements ont prouvé qu'il faut agir de concert et sans tarder afin que des mesures plus strictes soient adoptées et que ce fléau disparaisse de notre sport" explique-t-il.



Reste maintenant à savoir si ces sanctions, ne vont pas se révéler inapplicables ? Un président de club, par exemple, pourra toujours arguer qu'il ne peut pas contrôler les agissements de 40 ou 60 000 spectateurs. "Même si des points légaux restent à rediscuter, il faut envoyer un signal fort" rétorque un dirigeant de la Fifa.



Les sanctions seront décidées par les commissions de discipline des fédérations, des confédérations ou de la Fifa. Si un club est objectivement innocent, il y aura toujours moyen de discuter" précise-t-il.