La Fondation Daniel Jouvance-Institut de France décernera lundi prochain le prix Jeune Chercheur 2009 (15ème édition) à Aurélie Chambouvet pour ses recherches prometteuses dans l’étude de parasites ma
Publié le 25 septembre 2009 à 09:26
La Fondation Daniel Jouvance-Institut de France décerne le prix Jeune Chercheur 2009 à Aurélie Chambouvet, Station Biologique de Roscoff, pour ses recherches prometteuses dans l’étude de parasites marins inconnus ou oubliés, d’une importance écologique considérable.
La Fondation Daniel Jouvance-Institut de France décerne le prix Jeune Chercheur 2009 à Aurélie Chambouvet, Station Biologique de Roscoff, pour ses recherches prometteuses dans l’étude de parasites marins inconnus ou oubliés, d’une importance écologique considérable. À l’origine des recherches réalisées par Aurélie Chambouvet, les microalgues toxiques. Chaque année, de nombreux bassins de production aquacole sont fermés à cause du développement de microalgues toxiques dont le nombre d’espèces recensées sur les côtes françaises n’a cessé d’augmenter.
Parmi ces microalgues, de nombreuses espèces appartiennent au groupe des Dinoflagellés. Les toxines (pour lesquelles il n’existe aucun antidote) produites par ces microalgues s’accumulent dans les tissus
des bivalves filtreurs (moules, huîtres…) jusqu’à des concentrations parfois mortelles pour l’homme.
Aujourd’hui, la biologie et l’écologie de ces espèces restent encore très mal connues et la description de la diversité génétique des plus petites classes de taille du plancton marin était très limitée jusqu’à
une époque récente.
C’est l’utilisation des techniques de la biologie moléculaire qui a permis à Aurélie Chambouvet de progresser dans la connaissance de ces organismes. Des organismes inconnus ou oubliés ont ainsi été
détectés, et, en particulier des Protistes parasites de Dinoflagellés, comme les Syndiniales, qui se révèlent aujourd’hui, être d’une importance écologique considérable.
Le travail de recherche d’Aurélie Chambouvet a consisté à connaître l’impact de ces parasites dans un écosystème marin, à décrire la mise en place des mécanismes naturels de régulation face à une espèce
invasive et à mieux comprendre le cycle de vie d’un de ces parasites nommé Amoebophrya ceratii.
Grâce aux techniques de biologie moléculaire, le cycle d’infection des parasites a été décrit avec précision : ils jouent un rôle clé au sein des écosystèmes marins en limitant la prolifération dangereuse des espèces planctoniques toxiques.
Les recherches réalisées par Aurélie Chambouvet constituent une avancée importante dans la connaissance des écosystèmes marins et ouvrent un champ tout à fait prometteur dans le domaine de la
gestion des espaces marins.