La consommation de génériques bondit

Par Bernard M.
Publié le 15 novembre 2006 à 09:11

Et l'objectif d'un taux de pénétration de 70 % d'ici à la fin de l'année est en passe d'être atteint.

En quelques semaines, la région Ile-de-France, traditionnellement faible consommatrice de médicaments génériques, a spectaculairement redressé la barre. Le taux de pénétration de ces copies, autorisées une fois le brevet du laboratoire qui a découvert la molécule arrivé à expiration, est ainsi passé de 58,2 % à 65,2 % en octobre.



La clef du succès vient d'une mesure contraignante, adoptée par les pharmaciens en accord avec les caisses d'assurance-maladie de Paris, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et des Yvelines, réservant la dispense d'avance de frais (tiers payant) aux seuls assurés acceptant la délivrance de génériques.



Au vu de ces résultats, la stratégie de la carotte et du bâton autour du tiers payant pourrait se généraliser puisqu'un amendement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale est en examen au Sénat, afin de faciliter la mise en place de ce type de dispositif dans les autres départements.



Au final, grâce à ce bond en avant de la région parisienne, l'objectif fixé en début d'année par l'assurance-maladie d'un taux de pénétration des génériques de 70 % à fin 2006 est en passe d'être tenu. En prenant en compte le répertoire de médicaments généricables de juin 2006, qui intègre de nouveaux produits, le taux de génériques s'élève aujourd'hui à 67,8 %.



Cette moyenne nationale cache néanmoins de grandes disparités géographiques. La Corse-du-Sud n'affichait en effet, au cours de la dernière semaine d'octobre, qu'un taux de 51,5 %.