La sauvegarde de la biodiversité enfin reconnue comme un enjeu majeur par les nations du monde

Par Bernard M.
Publié le 22 décembre 2010 à 09:33

Dans la continuité du succès de la Conférence de Nagoya, l'Assemblée générale des Nations-Unies a donné, ce jour, un feu vert à la poursuite du processus de création de l'IPBES, plateforme intergouvernementale scientifique et politique dédiée à l’amélioration des connaissances sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Dans la continuité du succès de la Conférence de Nagoya, l'Assemblée générale des Nations-Unies a donné, ce jour, un feu vert à la poursuite du processus de création de l'IPBES, plateforme intergouvernementale scientifique et politique dédiée à l’amélioration des connaissances sur la biodiversité et les services écosystémiques. « A l'image du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat

(GIEC), cette plateforme, particulièrement défendue par la France, sera une

véritable interface mondiale entre la science et les décideurs. On ne pouvait

imaginer plus belle conclusion à l’année de la biodiversité que la création de

l’IPBES par l’ONU. Cette résolution constitue le point de départ pour favoriser

une meilleure prise en compte de la protection de la biodiversité dans toutes

nos politiques publiques» s’est réjouie Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de

l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Dès 2005, lors de la conférence internationale « Biodiversité, science et

gouvernance » qui s'est tenue à Paris à l'UNESCO, la France a proposé la mise en

place d'un mécanisme scientifique international capable de répondre, dans le

domaine de la biodiversité, aux besoins des gouvernements, sur le modèle du GIEC

dans le domaine du climat.

La biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes sont complexes et difficiles à

appréhender. L'érosion des espèces animales comme végétales est souvent

silencieuse, peu perceptible et ses effets à long terme, comme la diminution des

stocks de poissons ou la disparition des insectes pollinisateurs, sont parfois

irréversibles. Les nombreux services rendus par la biodiversité pour le bien être de

l'humanité ne sont pas substituables.



La complexité des phénomènes en jeu rend cruciale l'existence d'un mécanisme

international permettant à la communauté scientifique d'éclairer les décideurs

politiques et le grand public sur les enjeux environnementaux, sociaux mais aussi

économiques liés à la préservation de la nature.

L’IPBES a reposé sur l'implication et le dynamisme de la communauté scientifique

française et internationale, et une mobilisation interministérielle sans faille. Tout

d'abord portée par l'Union Européenne, cette initiative a ensuite été longuement

débattue au niveau des Nations-Unies. La résolution d’aujourd’hui de l'Assemblée

générale des Nations-Unies, qui a fait l'objet de difficiles négociations à New-York,

est une avancée notable en faveur de la protection de la biodiversité.

L'IPBES doit maintenant devenir rapidement opérationnelle. C'est pourquoi,

l'Assemblée générale des Nations-Unies a demandé au Programme des Nations-

Unies pour l'environnement d'organiser la première réunion plénière de l'IPBES dans

les meilleurs délais.