Le bonus-malus écologique évolue en 2011
Publié le 03 janvier 2011 à 10:36
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des
Transports et du Logement, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances, et
de l’Industrie, François Baroin, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction
publique et de la Réforme de l’État, porte-parole du Gouvernement et Eric Besson,
ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie Numérique annoncent l’évolution
au 1er janvier 2011 du bonus-malus écologique.
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des
Transports et du Logement, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances, et
de l’Industrie, François Baroin, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction
publique et de la Réforme de l’État, porte-parole du Gouvernement et Eric Besson,
ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie Numérique annoncent l’évolution
au 1er janvier 2011 du bonus-malus écologique. Depuis sa création, début 2008, le bonus-malus écologique a pleinement rempli ses
objectifs en incitant les acheteurs de véhicules neufs à choisir les modèles, les plus
sobres en CO2.. En 2 ans, la moyenne d’émission de CO2 par kilomètre des véhicules
neufs est passée de 149 grammes en 2007 à 131 grammes en 2010, soit une réduction
de 12 % de rejet de CO2 d’origine automobile, plaçant la France en tête des pays
européens. Cette avancée concrète s’est également accompagnée d’une baisse
significative de la consommation de carburant.
Le succès le plus évident de cette première mesure du Grenelle de l’Environnement est
d’avoir réussi à ce que les consommateurs intègrent les émissions de CO2 parmi leurs
critères d’achat. Cette première étape étant largement franchie, il s’agit aujourd’hui
pour le gouvernement de mettre en place une version du Bonus-Malus, plus adaptée afin
de rendre le parc automobile français de moins en moins polluant.
A cet égard, le nouveau dispositif prévoit, concernant le Bonus en 2011 :
- la suppression du bonus de 100€ pour les véhicules émettant entre 110-120 g de
CO2/km, peu incitatif ;
- le passage de 500 € à 400 € du bonus pour la tranche de 90-110 g de CO2/km ;
- le passage de 1 000 € à 800 € du bonus pour la tranche de 60-90 g de CO2/km
- la suppression du bonus spécifique pour les véhicules GPL ;
- le renforcement de l’exigence écologique pour les véhicules hybrides qui devront
émettre moins de 110 g de CO2/km pour être éligibles au bonus de 2000€ contre
135g auparavant ;
- le maintien d’un bonus de 5 000 euros pour les véhicules émettant moins de 60g de
CO2/km.
Toutefois, pour prendre en compte les délais normaux de livraison des véhicules, le
décret modifiant le bonus écologique pour 2011 retient la date de commande pour
l’application du barème : un véhicule commandé jusqu’au 31 décembre 2010 et livré
avant le 31 mars 2011 gardera le bénéfice du bonus effectif au moment de la
commande.
Par ailleurs, la loi de finances rectificative pour 2010 prévoit de rendre le malus plus
progressif à compter du 1er janvier 2012, dans un souci d’équilibre financier comme
pour tenir compte des évolutions technologiques des modèles fabriqués :
- déclenchement du malus de 2 600 € dès 231gCO2/km au lieu de 241 gCO2/km ;
- création de deux nouvelles tranches intermédiaires de 1 100 € entre 181 et
190 gCO2/km et de 500 € entre 151 et 155 gCO2/km ;
– abaissement du seuil d’application du malus de 200 € de 10 gCO2/km. Ainsi, en 2012,
la tranche de malus de 200 € touchera les modèles émettant
entre 141 et 150 gCO2/km.
Expliquant le sens de ces modifications, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET a indiqué que
« le bonus-malus écologique est un succès remarquable. En adhérent massivement à ce
dispositif, les Français ont montré leur volonté d’agir concrètement et rapidement pour
réduire les émissions. C’est un signal fort en ce moment en cohérence avec les travaux
internationaux de Cancun. Comme prévu, mais avec de l’avance par rapport au
calendrier initial, le taux et les seuils sont donc adaptés dans une démarche
d’amélioration continue et d’efficacité. Ce dispositif doit permettre d’entraîner particuliers,
entreprises utilisatrices et constructeurs automobiles dans un cercle vertueux au profit de
l’environnement, des économies de carburant des consommateurs, de l’innovation et de
l’emploi ».
Eric BESSON souligne pour sa part que « le bonus-malus écologique est un outil majeur
pour permettre aux industriels d’améliorer les performances CO2 de leur gamme. Il est
un formidable encouragement pour les industriels à franchir au plus vite les sauts
technologiques vers la voiture « verte », qui est l’un des grands enjeux industriels de la
décennie à venir ».
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