Le 11 mai 2011, à l’Assemblée nationale l’UNICEF France lance les « Rencontres pour l’enfance »

Par Bernard M.
Publié le 10 mai 2011 à 14:08

Le 11 mai prochain, à l’Assemblée nationale, l’UNICEF France lancera les « Rencontres pour l’enfance », afin de renforcer les liens entre les parlementaires et l’organisation et de faire avancer les débats de société dans le champ de la protection de l’enfance.

Ces rencontres thématiques auront lieu trimestriellement et elles inviteront, autour de Jacques

Hintzy, Président de l’UNICEF France et d’une personnalité reconnue sur le sujet abordé, des

députés et des sénateurs concernés par le dossier.

Cette nouvelle initiative est le fruit d’une démarche engagée depuis plusieurs années à l’UNICEF

France qui consiste à analyser les enjeux français et à proposer des visions alternatives aux

pouvoirs publics. Compte tenu du mandat de l’organisation de veiller à la bonne application

de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) sur le territoire français et des

recommandations émises lors de l’audition de la France par l’ONU en 2009, reprochant

notamment à la France de ne reconnaître que 11 articles d’application directe dans sa loi sur les

54 que compte la CIDE, l’UNICEF France s’engage sur des enjeux majeurs. Le dangereux

glissement de la justice française des mineurs, la situation inacceptable des mineurs étrangers

isolés en France font partie des dossiers qui tiennent particulièrement à coeur à l’UNICEF France.

Cette première édition portera ainsi sur la justice des mineurs, menacée par le projet de loi

global sur la Justice, présenté le 13 avril dernier en conseil des ministres par le Garde des

Sceaux, Michel Mercier, dont certaines dispositions concernent directement les mineurs et en

particulier ceux de 16 à 18 ans.

Ce sera l’occasion de rappeler la position de l’UNICEF France, mobilisé pour sauvegarder les

grands principes de la CIDE et l’esprit de l’ordonnance de 1945. Pour l’UNICEF France, ce n’est

pas l’ordonnance de 1945 qui doit être révisée mais plutôt l’ensemble des moyens humains

et financiers qui doit être revu à la hausse. Ce sera aussi l’occasion d’affirmer des choix

politiques courageux qui misent sur le bien-être des enfants et leur épanouissement, visant le

développement d’une société juste et protectrice des plus faibles, reposant sur une jeunesse

écoutée, valorisée et rassurée.