Le Medef part en campagne pour la formation en alternance

Par Bernard M.
Publié le 20 juin 2006 à 08:35

Du 22 juin au 13 juillet, le patronat lancera une campagne destinée aux jeunes et aux chefs d'entreprise

Cette campagne grand public, qui se déroulera du 22 juin au 13 juillet, est destinée aux jeunes et aux chefs d'entreprise qui attendent... pour les premiers "un job, un diplôme", a précisé hier Laurence Parisot, la présidente du Medef; pour les seconds, "des nouvelles compétences et des nouvelles approches".

Et la formation en alternance est "LA solution" qui s'offre à eux, selon le Medef.



Cette campagne prendra la forme d'un film publicitaire qui sera diffusé non pas sur les chaînes publiques - dont le cahier des charges interdit de faire de la publicité pour des organisations professionnelles - mais sur TF1, M6 et le câble. Des spots radio, des annonces dans la presse quotidienne nationale et un site Web (www.keskonattend.com) verront également le jour.



Le lancement a été précédé du 15 au 22 juin d'une phase "teasing", à destination des jeunes à travers un partenariat avec Skyrock et des bannières animées sur les sites Web consultés par les jeunes.



Le but de cette campagne, dont le coût se monte à 3,6 millions d'euros hors taxes, est de "favoriser une révolution culturelle, car dans notre pays on ne pense pas que la formation en alternance soit une voie royale", a rappelé Laurence Parisot.



Dans la foulée de la campagne lancée par le gouvernement début mai avec le slogan "Avec l'apprentissage prenez une longueur d'avance", celle du Medef est un peu plus large.



Elle vise à redorer le blason de l'apprentissage - qui connaît un succès grandissant avec "320.000 contrats répertoriés à la fin du premier trimestre 2006 ", tandis que "l'objectif du gouvernement de passer à 500.000 apprentis d'ici à 2009 pourrait être atteint avant", a indiqué Francis Da Costa, président de la commission formation du Medef.



Mais également à mieux faire connaître le contrat de professionnalisation qui a mis du temps à démarrer. "Fin 2005, on dénombrait 15.000 contrats de professionnalisation, on en est à 112.000 aujourd'hui", rappelle Francis Da Costa.



Ce contrat de six à douze mois ou en CDI permet aux entreprises d'embaucher un jeune tout en bénéficiant d'exonération de charges sociales et d'un remboursement des frais de formation.