Le chinois progresse
Publié le 06 décembre 2005 à 11:50
L'enseignement du chinois dans les établissements scolaires français connaît un essor fulgurant et commence à s'implanter dans des régions qui ne le dispensaient pas jusqu'à présent
Le chinois fait un bond en avant sans précédent, avec 35% d'élèves sinisants supplémentaires à la rentrée 2005, explique Joël Bel Lassen, enseignant à l'Inalco (ancien institut des langues orientales de Paris) et inspecteur général de chinois.
Selon un état des lieux de l'enseignement du chinois en France en 2005 réalisé par M. Bel Lassen, 12.628 élèves sont engagés cette année dans l'apprentissage de cette langue, contre 9.328 l'an dernier.
Il progresse de façon fulgurante, par rapport à d'autres langues dominantes qui traversent une crise de désaffection : recul de 3,5 % d'élèves en russe et de 8,6 % en allemand ces dernières années.
Désormais des dizaines de milliers de chinois peuvent voyager avec des visas touristiques, le poids de la Chine commence à se faire sentir, constate M. Bel Lassen.
L'émergence de cette langue dans les établissement scolaires va de pair avec l'ouverture de la Chine dans tous les domaines, économique surtout.
"La Chine, récemment entrée à l'OMC est le premier marché potentiel du monde, et les entreprises étrangères qui y sont implantées exigent de plus en plus aujourd'hui la maîtrise du mandarin en plus de celle de l'anglais", dit notamment le rapport Legendre adressé au Sénat, en novembre 2003.
En l'espace de cinq ans, cette langue est passée de la 9ème à la 6ème place des langues étrangères enseignées dans le secondaire, devant le russe, le portugais, l'arabe et l'hébreu.