Le président du Conseil mondial de l’eau appelle les Chefs d’Etats et de Gouvernements à s’engager en faveur de l’eau

Par Bernard M.
Publié le 25 juin 2012 à 10:39

A l’occasion de la conférence Rio +20, Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l’eau et rapporteur du panel dédié à l’eau qui s’est tenu lundi soir, a présenté aujourd’hui devant des Chefs d’Etats et de Gouvernements (tels que le Prince Albert de Monaco, M. Jacob Zuma, Président de la République d’Afrique du Sud, M. Wen Jiabao, Premier-ministre de la République Populaire de Chine…), les trois recommandations retenues pour l’eau : • mise en œuvre et reconnaissance constitutionnelle du Droit à l’eau et à l’assainissement, • importance de la planification et de la gestion intégrées de l’eau, de l’énergie et de l’utilisation des terres, • sécurisation de la ressource en eau afin de préserver la biodiversité et les écosystèmes. Loïc Fauchon a fortement insisté sur l’immense responsabilité des Chefs d’Etats et de Gouvernements présents, rappelant que le monde attend d’eux non plus des incantations mais des engagements et des solutions : « L’eau est enfin reconnue et présente lors d’un Sommet sur la Terre, ce dont la communauté de l’eau est la première à se réjouir. Mais aujourd’hui, il faut aller plus loin et plus vite. Nous demandons que le droit à l’eau et à l’assainissement soit inscrit dans les Constitutions de chaque pays. Soutenez-nous, engagez-vous ! L’eau et l’énergie sont indissociables, cela va dans le sens de l’histoire et des besoins de ceux qui souffrent. Car ce sont souvent les mêmes qui manquent d’eau et d’électricité. Nous demandons la création d’un paquet eau-énergie dans le cadre des négociations climatiques et d’un Fonds Vert ou Bleu pour financer les infrastructures d’eau. Soutenez-nous, engagez-vous ! La sécurisation de la ressource en eau est un enjeu majeur. Cette sécurisation de l’eau repose d’abord sur la capacité à assurer à chacun une vie digne. Nous demandons pour la population planétaire une double sécurité : alimentaire ET sanitaire. Car rien ne sert de nourrir des populations si nous les laissons mourir ensuite de maladies hydriques. Soutenez-nous, engagez-vous ! Nous vous demandons instamment de prendre de vraies décisions politiques, de vrais ENGAGEMENTS ! »