Les analystes divisés sur le rachat de Palm par HP
Publié le 04 mai 2010 à 12:58
Les grands cabinets, observateurs et analystes des marchés IT, ne semblent pas tous en phase sur ce rachat mais se posent-ils les bonnes questions, voient-ils plus loin que le bout de leur nez ? Apparemment non ! Ainsi, par exemple, la question de savoir si HP peut réussir à devenir un acteur important du marché des smartphones n’a absolument rien à voir avec la stratégie du leader mondial des PC !
Les grands cabinets, observateurs et analystes des marchés IT, ne semblent pas tous en phase sur ce rachat mais se posent-ils les bonnes questions, voient-ils plus loin que le bout de leur nez ? Apparemment non ! Ainsi, par exemple, la question de savoir si HP peut réussir à devenir un acteur important du marché des smartphones n’a absolument rien à voir avec la stratégie du leader mondial des PC ! Mais à cette question « hors sujet », Carolina Milanesi du célèbre cabinet Gartner juge qu’« HP aura besoin de plus que Palm pour réussir ». Dans ce domaine-là. C’est certain …
En revanche, elle poursuit, révélant ainsi qu’au moins elle a tout compris : « cette acquisition va donner à HP les moyens de se diversifier avec les smartphones, les tablettes Internet et les netbooks ». Elle estime cependant qu'il lui faudra aller beaucoup plus loin en développant un écosystème, une nouvelle communauté d’intérêt « linux like » qui permette de lier produits et services, un peu à la manière ce que font déjà d’autres acteurs. Et là il y a fort à parier que les aficionados de Palm ajoutés aux rigoristes qui verront dans WebOS le seul OS multitâche nomade constitueront, ensemble, une sacrée force de frappe.
Enfin, selon elle, la marque Palm devrait être conservée pour les smartphones. Mais pas pour les autres familles de produits. Et il y en aura des produits déclinés sous la marque HP ou sous une marque nouvelle !
En revanche, Forrester, par l’intermédiaire de Charlie Golvin, nous montre qu’ils n’ont vraiment rien compris puisqu’ils considèrent cette acquisition comme « un faux pas », ne voyant dans la démarche de l’acquéreur qu’une volonté « de faire un pas significatif pour devenir un acteur du marché mobile ». L’analyse est tronquée et centralisée sur la marque, la plateforme, ma l évaluée et les équipes. Dommage d’être ainsi à côté de la plaque !