Opération de réajustement des circonscriptions législatives.
Publié le 21 janvier 2009 à 12:00
Après la publication des lois relatives au redécoupage électoral au Journal officiel du 14 janvier et des résultats du recensement de l’INSEE, Alain Marleix a annoncé le lancement de l’opération de réajustement des circonscriptions législatives.
L’ajustement des circonscriptions législatives sera effectué dans les "mois qui viennent", selon le secrétaire d’Etat. Le Gouvernement est en effet autorisé à procéder par voie d’ordonnances dans un délai de un an.
La méthode utilisée, qui prévoit d’attribuer un siège de député à un département par tranche de 125 000 habitants, contre 106 000 auparavant, devrait aboutir à la perte :
- d’un siège de député pour les départements suivants, Allier, Charente, Corrèze, Creuse, Indre, Loire, Lozère, Manche, Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nièvre, Puy-de-Dôme, Hautes-Pyrénées, Haut-Rhin, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Haute-Vienne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne
- de deux députés pour le Pas-de-Calais et la Seine-Maritime
- de trois sièges pour le Nord et Paris.
En parallèle, des départements bénéficieront de nouveaux députés, à raison :
- d’un député pour onze départements, Ain, Gard, Gironde, Ille-et-Vilaine, Isère, Loiret, Savoie, Haute-Savoie, Var, Vaucluse et Val d’Oise
- de deux sièges pour la Haute-Garonne, l’Hérault, la Seine-et-Marne et la Réunion.
Quatorze des sièges perdus par les différents départements seront attribués aux collectivités d’outre-mer dont la population s’est accrue, et permettront la représentation des Français de l’étranger, qui n’élisent actuellement que des sénateurs.
Cinquante-neuf départements conserveront leur nombre actuel de députés. Mais il sera procédé dans dix d’entre eux - Alpes-Maritimes, Aude, Bouches-du-Rhône, Loire-Atlantique, Bas-Rhin, Rhône, Yvelines, Guadeloupe, Martinique et Guyane - à un remodelage de certaines circonscriptions, afin que leurs populations ne dépassent plus l’écart maximal de plus ou moins 20 % par rapport à la moyenne du département.
Alain Marleix s’est engagé à ce que les opérations d’ajustement soient "conduites dans la plus grande transparence", dans le respect "des règles énoncées dans la loi d’habilitation et dans la décision du Conseil constitutionnel".