Performance énergétique du Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne : 40% d’économies d’énergie sur la consommation du chauffage, de la ventilation et de la climatisation

Par Bernard M.
Publié le 12 avril 2011 à 15:02

Saint-Etienne Métropole et le groupe SPIE ont signé le 4 avril le premier Contrat de Performance Energétique (CPE) de Services pour la rénovation des systèmes énergétiques du Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne.

Saint-Etienne Métropole et le groupe SPIE ont signé le 4 avril le premier Contrat de Performance Energétique (CPE) de Services pour la rénovation des systèmes énergétiques du Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne. Conforme aux préconisations européennes et fortement encouragé par le Grenelle de l’environnement, ce Marché Public de Performance Energétique est une première en France. Son objectif : garantir dès 2013 et sur une durée de 8 ans, 40% d’économies d’énergie sur la consommation du chauffage, de la ventilation et de la climatisation du Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole1, pour le confort des visiteurs et la préservation des oeuvres.

Engagements contractualisés

Avec la signature de ce contrat, SPIE s’engage sur les 3 exigences majeures d’un CPE.

1er engagement, la réalisation d’actions fortes d’amélioration de la performance énergétique et ce, sans avoir à intervenir sur le bâti : conception d’un système de chauffage et de climatisation plus économe (remplacement des équipements de production énergivores par une pompe à chaleur air/eau couplée à deux chaudières à gaz et mise en place d’un récupérateur de chaleur sur les installations de traitement d’air) et amélioration de la régulation grâce à un système de gestion centralisée... Une attention particulière sera portée à l’optimisation de la gestion du conditionnement d’air, de la température et de l’hygrométrie pour la conservation de l’ensemble des oeuvres. « L’amélioration de la performance énergétique du site repose autant sur le remplacement de matériels devenus obsolètes que sur leur maintenance et leur bonne conduite au quotidien », souligne Marc Journaux, directeur général adjoint de SPIE Sud-Est. C’est le sens de la dénomination « services » qui vient en complément de « Contrat de Performance Energétique ». 2ème engagement, la réduction de la consommation finale de l’ensemble de l’installation. Une situation de référence a été définie par le Musée d’Art Moderne et SPIE à partir de laquelle seront comptabilisées les économies d’énergie. L’engagement de SPIE sur les réductions de consommation est contractuellement traduit par une clause d’implication financière. Enfin, 3ème engagement, SPIE s’engage à mettre en place un plan de mesure et de vérification, basé sur le protocole international IPMVP2 reconnu par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et par l’ADEME. Seul à même de garantir au maître d’ouvrage le respect des engagements de performance pris, ce plan de mesure inclut l’installation de sous-compteurs permettant de vérifier au plus juste les économies d’énergie réalisées. Les travaux, d’un montant de 430 000 euros, permettront au Musée d’Art Moderne de baisser sa consommation énergétique de 40% dès 2013, année à partir de laquelle la garantie de performance prendra effet. Parallèlement, SPIE prend en charge l’exploitation et la maintenance des installations de production d’énergie et de confort à partir du 1er janvier 2011 pour une durée de 10 ans.