Solaire photovoltaïque : les Chambres d’agriculture contestent les nouveaux tarifs de rachat de l’électricité et demandent plus de cohérence

Par Bernard M.
Publié le 14 janvier 2010 à 11:06

Les Chambres d’agriculture regrettent vivement l’évolution à la baisse des tarifs de rachat de l’électricité sur les bâtiments agricoles. Seules les installations «intégrées» sur les bâtis agricoles déjà «existants» bénéficieraient d’un tarif réduit à 50 cts€/kWh.

Les Chambres d’agriculture regrettent vivement l’évolution à la baisse des tarifs de rachat de l’électricité sur les bâtiments agricoles. Seules les installations «intégrées» sur les bâtis agricoles déjà «existants» bénéficieraient d’un tarif réduit à 50 cts€/kWh. Concernant les installations sur bâti avec intégration simplifiée (42cts€/kWh) et les

installations au sol (31,4cts à 37€/kWh), la différence de tarif amènera les porteurs de

projet à se diriger préférentiellement sur des centrales aux sols. Ceci va complètement à

l’encontre des objectifs de préservation du foncier agricole prévus dans la Loi de

Modernisation Agricole portée par le Ministre de l’Agriculture.

Les Chambres d’agriculture réclament par ailleurs que soient pris en compte les

dossiers dont la demande d’achat de l’électricité a été formulée entre le 1er novembre et

le 31 décembre 2009, dans le but de respecter les engagements pris durant cette

période par les agriculteurs souhaitant développer les énergies renouvelables dans leur

exploitation.

Dans la situation actuelle de crise sans précédent que traverse le monde agricole, et

dans le contexte de son engagement dans la lutte contre le changement climatique et la

production d’énergies renouvelables, Luc GUYAU, président des Chambres

d'agriculture, a déclaré :

«Nous nous sommes engagés résolument dans le Grenelle, et atteindre les objectifs de

2020 avec 10 ans d’avance est plutôt bon signe. Je comprends qu’il faille faire le tri entre

des projets durables et les projets spéculatifs, mais nous souhaitons d’abord que soient

couverts tous les toits de France avant de s’attaquer aux terres dont la planète a besoin

pour se nourrir».