Soulagement chez les politiques

Par Bernard M.
Publié le 23 janvier 2007 à 08:24

Nombre de candidats à la présidentielle, plus encore à gauche qu'à droite, ont poussé un soupir de soulagement lundi à l'annonce par Nicolas Hulot qu'il se retirait de la compétition pour l'Elysée

Même si les candidats ont été discrets dans leur satisfaction, les comptes étaient vite faits : selon les sondages, les 10% de voix que prenait Hulot candidat, devraient revenir d'abord à Ségolène Royal, à qui il prenait 3 à 4% des voix, puis à Nicolas Sarkozy (2 à 3%), mais aussi à Dominique Voynet, qui court dans le même créneau, et à un moindre degré François Bayrou.

"Ouf, je dis ouf !", lançait lundi Gisèle, une militante de toujours des Verts. D'autres Verts reconnaissaient que "ce sera plus facile sans Hulot qu'avec".



Dominique Voynet a reconnu que son retrait rendait "plus facile" sa propre campagne, plombée jusqu'à ce jour par la popularité de l'animateur de télévision.

"Il me revient que les attentes du peuple de l'écologie ne soient pas déçues", a-t-elle déclaré lors d'un point de presse, voyant dans les propositions de Hulot "un soutien tout à fait explicite" au travail des Verts, même s'il a clairement indiqué qu'il ne soutiendrait personne.

"Il aurait affaibli sa démarche en donnant l'impression qu'elle était destinée à drainer des voix vers un candidat en particulier", a dit Mme Voynet, qui est de ses amies.