Stockholm se met au péage urbain
Publié le 03 janvier 2006 à 09:18
En limitant la circulation automobile, les autorités espèrent diminuer le taux de pollution de la capitale
Le péage, qui est testé pendant six mois à Stockholm, équivaudrait à faire payer les entrées et les sorties de Paris à la hauteur des portes.
Le test est prévu our une durée de six mois, du 3 janvier au 31 juillet, à l'issue de laquelle les Stockholmois devront se prononcer sur son maintien lors d'un référendum local en septembre prochain.
Si le non l'emporte et que le Parlement l'entérine (le référendum est seulement consultatif en Suède), ce test grandeur nature aura coûté la bagatelle de 3,8 milliards de couronnes (422 millions d'euros). Il faudra alors démonter les 18 portiques équipés de caméras, de détecteurs et de lasers aux portes de Stockholm et démanteler l'importante administration mise en place.
Mais quelle que soit l'issue du référendum, le grand gagnant est d'ores et déjà la multinationale IBM, dont la technologie a été retenue.
Si les électeurs Stockholmois votent en faveur du projet, la sécurité routière suédoise espère réduire de 10 à 15% la circulation dans Stockholm soit 50 000 à 70 000 véhicules par jour.
Certains axes seraient ainsi désengorgés aux heures de pointe alors que la qualité de l'air s'améliorerait.
Car comparée à d'autres grandes villes, Stockholm bénéficie d'un air peu saturé en gaz d'échappement, mais connaît en revanche des taux inquiétants de particules arrachées aux voies par les pneus cloutés.
Une étude européenne vient de montrer qu'une diminution d'un tiers de ces particules particulièrement dangereuses ferait baisser de 2% le nombre des décès prématurés. L'adoption du péage urbain serait également un formidable coup d'accélérateur pour le marché des voitures propres qui sont exemptées du prix du péage.