Strauss-Kahn marque quelques points, selon un sondage
Publié le 19 octobre 2006 à 12:49
Dominique Strauss-Khan s'est montré le plus performant des trois candidats socialistes lors du débat télévisé mardi soir, même si les sympathisants socialistes lui préfère toujours nettement Ségolène Royal pour représenter le PS à la présidentielle, selon une enquête OpinionWay publiée par Le Figaro parue jeudi.
Créditée de 66% avant le débat, la présidente de la région Poitou-Charentes a perdu quelques points (63%) tandis que le député du Val d'Oise comblait quelque peu son handicap par rapport à sa rivale, grappillant 5 points (27% avant, et 32% après), selon les sympathisants socialistes interrogés.
Parmi les trois candidats à l'investiture, Ségolène Royal (53%) a été jugée la plus convaincante devançant Dominique Strauss Kahn (37%) et Laurent Fabius (10%).
Une étude quantitative réalisée auprès d'un échantillon de 401 sympathisants socialistes à partir d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Pierre Moscovici, partisan de Dominique Strauss-Kahn, a estimé jeudi que Laurent Fabius semblait "exclu du jeu de la primaire socialiste".
Il a expliqué que l'ancien Premier ministre "a une structure d'impopularité ancienne" et "donne l'impression d'être la gauche très classique, très traditionnelle, un peu étatiste".
Dominique Strauss-Kahn a estimé pour sa part mercredi à Villeurbanne (Rhône) que le premier débat télévisé qui l'a opposé la veille aux deux autres candidats à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007 devait être "une source de fierté" pour le parti.
Mais nous devrions avoir l'occasion d'en reparler".
"La gêne à se frotter les uns aux autres devrait se dissiper", a-t-il pronostiqué.
Pour le reste, M. Strauss-Kahn a tenu à répliquer "à ceux qui ont déclaré n'avoir pas vu d'énormes différences" entre les trois candidats.
Dominique Strauss-Kahn, interrogé sur la possibilité pour lui d'être Premier ministre en cas de succès de Mme Royal, a simplement rétorqué "qu'il ferait tout pour l'aider à gagner", si elle était la candidate PS et si elle le lui demandait, s'attirant une salve d'applaudissements Il a toutefois réaffirmé sa conviction d'avoir toutes ses chances de remporter la compétition interne du PS. "En politique, rien n'est jamais plié jusqu'au matin de l'élection", a-t-il souligné.