Un chef d'Etat moderne doit 'rendre des comptes'

Par Bernard M.
Publié le 09 novembre 2006 à 13:12

Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste à la présidentielle, a estimé mercredi à Montpellier qu'un chef de l'Etat moderne devait "rendre régulièrement des comptes sur les valeurs au nom desquelles il a été élu".

Devant plusieurs centaines de sympathisants, réunis à la mairie de Montpellier, elle s'est dite favorable une nouvelle fois à "un transfert de responsabilités vers les élus de terrain", qui selon elle "appelle en contrepartie un Etat fort qui exerce une autorité juste", "apportant les compensations et garantissant l'unité de la nation".



Dans cet Etat fort, "chacun aura à rendre compte de son action", a-t-elle affirmé, estimant que les décisions devaient être "évaluées et rectifiées" le cas échéant.



A la mairie, comme au conseil régional où elle a été reçue par le président de la région Georges Frêche, récemment exclu de la direction du parti pour avoir traité des harkis de "sous-hommes", Mme Royal a lancé un nouvel appel à la participation "la plus élevée possible", le 16 novembre pour le premier tour du vote des adhérents, au terme d'une campagne qu'elle a considérée comme "un marathon interminable".



"Ca me fait penser à la première fois où j'ai accueilli François Mitterrand, en 1981, quelques mois avant la campagne", a lancé M. Frêche en la recevant à l'hôtel de région.



Il lui a assuré que "l'immense majorité" de la fédération de l'Hérault, la cinquième du parti avec 6100 membres, lui apportait son soutien.



"Tu es la meilleure et de loin dans les circonstances actuelles, nous sommes derrière toi sans état d'âme", a-t-il ajouté, assurant que Ségolène Royal ramenait au parti "une population d'ouvriers et d'employés qui avaient voté Mitterrand et s'étaient ensuite éloignés du parti".