Vous voulez taper plus vite?

Par Bernard M.
Publié le 22 août 2006 à 16:55

Solution : l'historique de votre clavier

Les claviers QWERTY (ainsi nommés d'après les six premières lettres de la première rangée de touches) n'ont pas été conçus pour être efficaces. En effet, les premières machines à écrire n'étaient pas assez robustes pour gérer les combinaisons de touches rapides.

On pense donc que les concepteurs du clavier ont délibérément séparé les paires de lettres les plus fréquentes afin d'éviter que les barres ne se coincent. Cependant, malgré l'introduction ultérieure de claviers plus résistants, la norme QWERTY a persisté.



Elle est toujours là aujourd'hui. La plupart des claviers européens sont également basés sur le modèle QWERTY, avec quelques modifications mineures.



Le monopole du modèle QWERTY



On a souvent exposé les défauts du modèle QWERTY en citant des mots anglais qui sont particulièrement difficiles à saisir, tels que « minimum » et « monopoly » (ces deux mots doivent être saisis d'une seule main). Et pourtant, s'il ne s'agit pas du modèle le plus efficace ou le plus ergonomique, pourquoi a-t-il survécu (et même prospéré) pendant si longtemps ?



Après tout, il existe d'autres choix. Le clavier simplifié Dvorak (Dvorak Simplified Keyboard ou DSK) a été lancé 70 ans après le clavier QWERTY, mais n'a jamais connu une utilisation très répandue, bien que ses adeptes affirment qu'il offre une saisie plus rapide et plus confortable.



QWERTY contre Dvorak



Le manque d'acceptation du modèle Dvorak sur le marché a été attribué à divers facteurs :



Il existe peu de recherches portant sur l'efficacité de la présentation des claviers et les rares résultats n'ont pas été bien diffusés auprès du public.



Les résultats des recherches ne sont pas unanimes. Certains montrent que le clavier DSK permet une augmentation de la vitesse de frappe de jusqu'à 40 %, alors que d'autres n'indiquent que 2 % d'augmentation. Les autres ont des résultats quelque part entre ces deux chiffres.



Lors du lancement du clavier DSK, de nombreux utilisateurs étaient déjà formés à l'utilisation du clavier QWERTY. En l'absence de preuves convaincantes des avantages du modèles Dvorak, les entreprises n'étaient pas prêtes à investir dans une nouvelle formation de leur personnel.

L'existence du clavier Dvorak n'est toujours pas bien connue du grand public.



Les adeptes du clavier Dvorak n'ont pas réussi à convaincre les fabricants de le produire en masse.



Dans Windows® XP, vous pouvez faire basculer vos paramètres clavier sur le modèle Dvorak américain. Ceci peut constituer une solution intéressante pour les utilisateurs anglophones, tout particulièrement ceux qui souffrent de douleurs dans les doigts et dans les mains, voire même de microtraumatismes répétés.



L'avenir de la saisie ?



Le clavier QWERTY sera-t-il un jour remplacé ? Microsoft® travaille actuellement sur un projet intitulé « The Wild Thing ». Bien qu'il ne représente pas une menace directe pour le clavier QWERTY, le concept de « Wild Thing » pourrait révolutionner l'avenir des communications électroniques, s'il est couronné de succès.



Il s'agit d'une application conçue pour accélérer la saisie de données sur les petits claviers numériques typiques des téléphones portables et des PC de poche, où 2 représente ABC, 3 DEF et ainsi de suite.



Pour saisir un « h », l'utilisateur place son doigt ou son stylet sur la touche numéro 3 (correspondant aux lettres G, H, I, J et K) puis sur la touche numéro 2 (H étant la seconde lettre du groupe sélectionné précédemment).



Cela peut donner l'impression d'un grand nombre de pressions sur les touches, mais l'objectif de ce concept est de permettre aux utilisateurs de saisir jusqu'à 45 mots par minute. Le logiciel permettra également aux utilisateurs d'effectuer des recherches plus rapides en entrant des abréviations et des mots tronqués.