Nouveau DPE 2026 : -17% de consommation sans travaux pour ces logements !

Nouveau DPE 2026 : -17% de consommation sans travaux pour ces logements !
Par Cindy Duparcq
Publié le 03 septembre 2025 à 15:26

Imaginez voir la note énergétique de votre logement s’améliorer, sans travaux, ni efforts, ni dépenses ! Cette perspective, qui semblait jusqu’ici relever du rêve pour des millions de propriétaires, pourrait pourtant devenir réalité dès 2026 pour certains biens chauffés à l’électricité. Un simple changement de règle pourrait bouleverser la donne du marché immobilier… Mais qui sont les heureux élus de cette réforme ?

Un nouveau calcul qui change tout

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), longtemps redouté par de nombreux propriétaires, va connaître une révolution silencieuse mais puissante. Dès le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du DPE sera abaissé de 2,3 à 1,9. Ce détail technique, annoncé discrètement par un arrêté ministériel, aura en réalité des conséquences spectaculaires : il réduira de 17 % la consommation énergétique affichée sur les DPE des logements chauffés à l’électricité.

En clair, ce changement pourrait permettre à de nombreux biens de gagner jusqu’à une demi-classe sur l’échelle du DPE, qui va de A (très économe) à G (très énergivore). Un gain loin d’être anodin, surtout lorsque l’on connaît l’impact du DPE sur la possibilité de louer, de vendre ou tout simplement sur la valeur d’un bien immobilier.

Premier bénéficiaire : les petites surfaces, grandes gagnantes

Qui n’a jamais entendu parler de ces minuscules studettes parisiennes, souvent épinglées comme de véritables passoires énergétiques ? Prenons l’exemple d’un studio de 15 m², typique du logement étudiant à Paris, actuellement noté F au DPE à cause de ses radiateurs électriques et d’une consommation de 490 kWh/m²/an. Avec la réforme, sa consommation recalculée tombera à 406,7 kWh/m²/an. Résultat : le logement grimpera en catégorie E.

Ce détail est loin d’être anodin pour les propriétaires-bailleurs : dès 2028, il sera interdit de louer les logements classés F ou G. Passer en E permettra donc de continuer à louer jusqu’en 2034… Un vrai sursis pour de nombreux investisseurs ou parents logeant leurs enfants étudiants !

Deuxième catégorie : les maisons électriques avec chauffage d’appoint

Depuis la flambée des prix de l’électricité, de nombreux propriétaires ont équipé leur maison d’un poêle à bois ou à granulés, en complément du chauffage électrique. Pourtant, dans la majorité de ces habitations, l’électricité reste la source principale de chauffage et pèse lourd dans le DPE, souvent noté E.

  • Situation actuelle : consommation de 300 kWh/m²/an, DPE E.
  • Après réforme : consommation recalculée à 249 kWh/m²/an, DPE D.
  • Conséquence : plus besoin d’audit énergétique obligatoire lors de la vente, attractivité accrue auprès des acheteurs.

Un simple ajustement réglementaire peut donc éviter à des milliers de propriétaires une procédure complexe et parfois dissuasive lors de la mise en vente de leur maison. Et sur le marché de la transaction, une lettre de DPE peut tout changer…

Troisième profil : les logements équipés d’une pompe à chaleur

La réforme du DPE profite aussi aux logements les plus vertueux, ceux qui misent sur la pompe à chaleur (PAC) pour assurer chauffage et production d’eau chaude. Fonctionnant à l’électricité, ces équipements étaient jusque-là pénalisés par le coefficient élevé imposé à ce mode de consommation.

Grâce au nouveau mode de calcul, un logement déjà performant, noté B, pourrait décrocher la note suprême : A. Pour les propriétaires, c’est une véritable valorisation de leur « bien vert ».

Le ministère de l’Économie l’affirme : cette évolution vise à encourager le remplacement des chaudières fossiles par des PAC, jugées plus écologiques et efficaces. Une stratégie qui s’inscrit dans la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique.

Des conséquences concrètes pour le marché

Ce changement de coefficient de conversion n’est pas qu’une subtilité technique réservée aux experts. Il va bouleverser le quotidien de nombreux propriétaires et locataires :

  • Des logements jusque-là considérés comme énergivores pourront retrouver une seconde jeunesse sur le marché de la location ou de la vente.
  • Les propriétaires de biens équipés d’électricité seront enfin traités à égalité avec ceux chauffés au gaz, au fioul ou au bois.
  • L’incitation à installer des pompes à chaleur va s’accentuer, boostant la « valeur verte » des logements.

Attention cependant : ce changement ne concerne (pour l’instant) que le calcul du DPE. Les consommations réelles, elles, dépendront toujours des usages et de l’isolation du logement. Veillez donc à ne pas négliger les travaux d’amélioration lorsque cela s’avère nécessaire !

Vers un nouveau paysage énergétique en 2026

En abaissant le coefficient de l’électricité, l’État envoie un signal fort aux propriétaires et aux acteurs du marché immobilier. Fini le temps où les logements électriques étaient systématiquement pénalisés. Désormais, trois profils de biens se retrouvent en position de force : les petites surfaces chauffées à l’électricité, les maisons équipées d’un poêle d’appoint, et les logements misant sur la pompe à chaleur. Pour ces derniers, la réforme du DPE est donc synonyme de nouveaux horizons… et de belles opportunités à saisir dès 2026 !