'je suis devenu le bouc-émissaire' et 'l'homme à abattre'
Publié le 02 octobre 2006 à 10:08
Nicolas Sarkozy a affirmé samedi qu'il était devenu "le bouc-émissaire" de l'extrême gauche, "l'homme à abattre" du Front national, et "la bouée de sauvetage" des socialistes "qui se déchirent" mais "ont trouvé leur point commun: haro sur moi".
"Et même dans ma famille politique, certains ne sont pas frappés par la grâce de l'unité", a également affirmé M. Sarkozy, qui s'exprimait devant les nouveaux adhérents de l'UMP, réunis à Paris à la Salle Gaveau
Pour cette quinzième réunion du genre, depuis l'arrivée de M. Sarkozy à la tête de l'UMP en novembre 2004, 5.000 personnes environ étaient venues l'applaudir.
Soit plus de deux fois plus que d'habitude, ces réunions rassemblant en général quelque 2.000 personnes.
Pour la première fois également, M. Sarkozy a signé des autographes ou des exemplaires de son dernier livre Témoignage (plus de 320.000 exemplaires vendus selon l'éditeur XO et l'UMP).
Fait également inhabituel, à l'extérieur de la salle, il a fait arrêter sa voiture pour prendre un bain de foule tandis que de nombreux nouveaux adhérents criaient: "Sarkozy, président".
"Nous avons lancé la bataille des idées, mais en retour, je ne vois en face de moi qu'une bataille de personnes.
"Les candidats socialistes se méprisent, se déchirent, n'ont aucune idée originale, mais ils ont trouvé leur point commun: haro sur moi.
"A moi tout seul, je mettrais donc en cause l'indépendance de la justice, l'indépendance des médias, l'indépendance de la France.
"Je veux la rupture avec la façon de faire la politique", ce qui "ne signifie en rien", a-t-il affirmé, "l'abandon des idéaux qui ont guidé notre peuple".
Mais "ce petit monde ne supporte pas l'idée que cette rupture puisse être politiquement inclassable", a-t-il conclu, en appelant à une "révolution politique et culturelle qui fera de la France le pays de tous les possibles".