Au menu de la semaine : le CPE et le sommet européen

Au menu de la semaine : le CPE et le sommet européen
Par Bernard M.
Publié le 20 mars 2006 à 08:45

Villepin sur tous les fronts cette semaine avec la crise du CPE et le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à partir de jeudi à Bruxelles

La semaine politique sera dominée une nouvelle fois par la crise du CPE après la mobilisation, samedi partout en France, de quelques centaines de milliers de personnes, étudiants, lycéens et salariés côte à côte, avec une seule question pour le gouvernement : comment en sortir?



Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à partir de jeudi à Bruxelles fait partie également des temps forts de la semaine. Au cours de cette réunion, centrée sur la sécurisation des approvisionnement énergétiques et le développement des énergie renouvelables, les 25 devraient reprendre à leur compte la plupart des propositions présentées par la Commission européenne dans un "Livre vert" sur l'énergie.



Avant ce sommet, comme il en a pris l'habitude, le gouvernement fera mardi une déclaration suivie d'un débat, à l'Assemblée nationale, à la place de la séance des questions d'actualité.



Mais sur le plan intérieur, c'est bien la crise du contrat première embauche qui monopolisera toute l'attention des politiques. Personne ne savait samedi comment Dominique de Villepin entendait s'y prendre pour la dénouer, sachant que de toutes façons, il exclut de retirer le CPE

Mais une chose est certaine : le Premier ministre affirme n'acceptera de négocier que le "cadre" de la loi votée.

Dans une interview parue lundi 20 mars dans un mensuel diffusé dans les lycées Citato, Dominique de Villepin précise qu'il acceptera de négocier avec les partenaires sociaux, mais dans le "cadre" de la loi votée. "La loi qui crée le CPE, la loi pour l'égalité des chances, fixe un cadre général : dans ce cadre, je souhaite que nous puissions travailler avec les partenaires sociaux pour l'améliorer et l'enrichir", souligne-t-il.

Le Premier ministre reconnaît toutefois que sa méthode n'a pas toujours été bien comprise. "Il y a eu de l'incompréhension sur la méthode: je le regrette. Il n'a jamais été question dans notre esprit de refuser le dialogue ou d'éviter la concertation", admet-il. "Ma seule préoccupation a été d'avancer vite, car nous avons trop longtemps attendu."



Cette interview a été accordée en deux temps : l'essentiel a été réalisé vendredi, à la veille de la journée de forte mobilisation de samedi, mais elle a été complétée et finalisée dimanche, a précisé Mehdi Lounis, rédacteur en chef de "Citato", un mensuel tiré à 200.000 exemplaires, qui existe depuis deux ans.

Il n'y a pas eu d'entretien en face-à-face, mais les questions ont été envoyées par écrit à Matignon. Les réponses du Premier ministre, revues et amendées dimanche, ont ensuite été renvoyées au mensuel.



Sur le plan intérieur toujours, le parcours pour le moins chaotique du projet de loi sur le droit d'auteur à l'Assemblée s'achèvera mardi par le vote solennel de ce texte, qui partira ensuite vers le Sénat.

Au menu des travaux du Parlement figurent le vote définitif du projet de loi sur la recherche et celui réprimant les violences conjugales et, au Sénat, le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).



L'Assemblée se penchera mardi sur un texte relatif à l'élection présidentielle, prévoyant notamment un allongement du délai pour recueillir les 500 parrainages requis pour pouvoir se présenter. Ce texte devrait fournir l'occasion à la gauche de relancer le débat sur le statut pénal du chef de l'Etat.