Bayrou : le PD faisait peur !

Par Bernard M.
Publié le 04 mai 2007 à 17:45

Il y a du y avoir au moins une dizaine de réunions, des conciliabules, des enquêtes et sondages d’opinion, des recherches d’antériorité et autres actions constructives pour le nouveau parti centriste que souhaite créer François Bayrou, ne se satisfaisant pas, semble-t-il, de celui qu’il préside.

S’agissait-il d’un clin d’œil à Al Gore ou encore Bill Clinton qui, outre-Atlantique, surent durant huit années conserver la haute main sur la Maison Blanche ?   S’agissait-il, en lui prêtant cette intention, de créer les conditions d’une recomposition du paysage politique avec à gauche, un parti démocrate à l’américaine et, à droite, un parti républicain ?   S’agissait-il enfin de ratisser large avec des initiales qui eurent, jusque dans les foyers les plus reculés, nourri des discussions sinon passionnées à tout le moins endiablées ?   Il ne faut jamais sous-estimer son adversaire et c’est donc sans doute s’inspirant de cette maxime de bon sens que le 3ème homme du 1er tour de l’élection présidentielle a décidé de se placer en orbite pour 2012 en créant sa station orbitale pourtant loin d’être géostationnaire !   En effet, quel intérêt avait-il à créer ce qui, à la veille du second tour de la présidentielle 2007, devient le « Mouvement Démocratique » ? Comme si, au passage, tous les autres mouvements ne l’étaient pas ?   Sa stratégie, c’est désormais clair comme de l’eau de roche, est personnelle et à la dimension de son ego.   Il devrait pourtant savoir qu’il ne suffit pas d’être populaire pour rassembler une majorité de Français ! Demandez donc à Michel Rocard. Faites en de même à tous ces personnages qui ont marché les trente dernières années par leur honnêteté, leur probité, mais qui n’ont jamais pu accéder à la magistrature suprême.   M. Bayrou, depuis le temps, devrait savoir qu’il est plus efficace et plus rapide de partir avec un fonds de commerce existant plutôt que de le créer !   Il prend là un risque semble-t-il mal calculé qui, ne serait-ce qu’au mois de juin, pourrait lui coûter fort cher.   Mais c’est son choix. Respectons-le. Il attirera quelques courants de sympathies sans doute mais, faute de moyens et soutiens suffisants, ce P D devenu, en une nuit, M D pourrait bien le renvoyer à son métier de base, celui d’enseignant universitaire …