CPE : les propositions du PS

CPE : les propositions du PS
Par Bernard M.
Publié le 14 mars 2006 à 09:18

Le PS a déjà formulé plusieurs contre-propositions au Contrat de Première Embauche mais au sein même du parti, les avis divergent.
Rappel de ces différentes propositions en attendant la proposition de loi qu'ils devraient présenter en mai dans le cadre d'une "niche parlementaire"



- La secrétaire nationale du PS à l'Emploi, Martine Aubry, propose un plan "EVA" (pour "entrée dans la vie active"), qui repose sur une allocation pérenne se substituant aux diverses aides ponctuelles (allocation personnalisée au logement, bourse, etc.). En contrepartie, les allocataires devraient prendre des engagements, comme celui de suivre une formation. Les jeunes en situation précaire, comme les étudiants, pourraient en bénéficier.



- Le premier secrétaire du PS François Hollande avance l'idée, pour les jeunes de moins de 26 ans sans qualification, d'un "contrat de sécurité formation". Ce contrat prévoit, pour toute embauche de jeunes en contrat à durée indéterminée, une prise en charge de la totalité de la formation par l'Etat "soit par des subventions directes" aux employeurs, "soit par des allègements de charges". L'employeur sera dispensé de cotisation Unedic "pendant les deux premières années" d'embauche. "Pour financer ce processus, nous recyclerons toutes les exonérations accordées sans contrepartie aux employeurs", précise le premier secrétaire.



- L'ancien Premier ministre Laurent Fabius demande l'ouverture de négociations avec les partenaires sociaux pour la mise au point, pour les jeunes sans qualification, d'"emplois-sécurité-formation". Précédé d'un "bilan des savoirs et des compétences" et de la "construction d'un projet de parcours professionnel", le dispositif garantira une rémunération et donnera accès aux droits sociaux attachés aux autres formes de contrat de travail. Pendant tout le contrat, le jeune sera accompagné par un conseiller "référent". Les entreprises qui accueilleront ces jeunes bénéficieront d'une exonération de charges, majorée en cas d'obtention de la qualification professionnelle prévue et d'embauche en CDI à l'issue du contrat.



- Dominique Strauss-Kahn prône "une sécurisation des parcours professionnels" par la rémunération du temps passé à se former ou à se reconvertir entre deux emplois. Les CDI seraient aussi favorisés par une mesure d'incitation: la modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de la part des contrats précaires dans la masse salariale. Et pour faciliter l'insertion des jeunes, il préconise "un contrat de travail unique (pour tous les salariés) avec des garanties qui augmentent" au fil de l'ancienneté.



- Jack Lang propose d'"abolir le CDD", contrat à durée déterminée, dans le cadre d'"une véritable flexi-sécurité à la française". Ne demeurerait qu'"un contrat unique, à durée indéterminée", avec des variantes, de façon à pouvoir assurer aux jeunes une alternance entre formation et travail. Il est favorable à des baisses "très fortes" de cotisations sociales pour les entreprises qui emploient des jeunes non qualifiés.