Ecologie : la rupture
Publié le 21 octobre 2005 à 18:11
Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, adepte de la 'rupture' dans les domaines économique et social, a également plaidé pour cette idée en matière d'environnement, mercredi, lors d'une convention de son parti à Paris sur l'écologie.
Selon le président de l'UMP, "la droite doit renouveler en profondeur sa perception de l'écologie" et "doit faire plus et mieux que vilipender les Verts".
"Changer, ça veut dire la rupture", a martelé le numéro deux du gouvernement devant plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux députés, ministres et anciens ministres, réunis à l'Assemblée.
En présence de Nicolas Hulot, défenseur de la nature et proche de Jacques Chirac, qui venait de demander que "la France montre la voie", M. Sarkozy a déroulé toute une série de propositions en faveur d "un projet d'écologie populaire".
Il a notamment proposé d "engager en cinq ans les actions nécessaires pour que tous les problèmes écologiques de la France soient résolus d'ici une génération".
Il n'y a pas les instruments de la gauche d'un côté, taxation et réglementation, les instruments de la droite de l'autre, incitation et mécanismes de marché.
Ou alors, c'est que nous n'avons pas compris la place que tient désormais l'écologie dans l'esprit de nos compatriotes".
Afin de "renouveler en profondeur la perception de l'écologie" à droite, il avance trois types de rupture: en premier lieu, il faut "cesser d'avoir peur".
"En matière environnementale", il faut que "nous nous dotions d'un comité national du même niveau, de la même indépendance, de la même autorité que le comité national d'éthique", a-t-il affirmé.
"En matière environnementale", il faut que "nous nous dotions d'un comité national du même niveau, de la même indépendance, de la même autorité que le comité national d'éthique", a-t-il affirmé.
Ensuite, il faut "réconcilier les Français entre eux.
Ce que les Verts ont fait de pire, a-t-il dit, c'est de braquer les uns contre les autres", les chasseurs contre les protecteurs de la nature, l'entreprise contre les écologistes".
"Si nous voulons sortir du dilemme sans fin entre l'écologie et la croissance économique, il faut proposer de faire de l'écologie un moteur de celle-ci.
Les problèmes d'environnement seront abordés lundi lors d'une réunion interministérielle sur ce sujet organisée par le Premier ministre Dominique de Villepin, a-t-on par ailleurs appris auprès de Matignon.