Hollande serre les fesses
Publié le 05 mars 2007 à 16:41
Le 6 mai « le vrai choix est entre le changement ou la crise »
De qui nous vient cette belle litote ? De François Hollande ! Depuis que Bayrou monte dans les sondages, il a produit un litre d’huile avec l’olive que ses camarades du NPS lui ont mise entre les fesses et du coup il se projette déjà au second tour de l’élection présidentielle alors qu’il n’a jamais été aussi sûr que sa compagne se prenne la même « taule » que Jospin en 2002 …
Bref, si l’on lui accorde encore un minimum de crédit avant que sa formation n’implose, il nous reste donc à décrypter qui, au second tour, peut incarner la crise et qui, en revanche, peut personnifier le changement et dans quel sens se ferait ledit changement.
Réfléchissons donc un instant : si M. Sarkozy passe le cap du 1er tour – ce qui apparaît comme presque certain même si sa suprématie s’effrite quelque peu – il y a peu de chance que le pays s’enfonce dans la crise puisqu’il a appelé à une rupture tranquille dont les grandes idées sont connues de tous.
En revanche, face à lui, MM. Le Pen ou Bayrou incarneraient-ils cette perspective funeste qu’est la crise pour le pays ?
Pour le premier, il est certain que le séisme politique dépasserait les frontières du pays et même du continent, plongeant le pays dans une crise institutionnelle sans précédent même si, confronté aux réalités du pouvoir et aux contraintes de l’interdépendance des pays, la barre du navire serait bien vite redressée dans un sens qui n’aurait d’ailleurs sans doute pas l »’heur de lui convenir.
Dire à l’inverse que M. Bayrou plongerait le pays dans la crise serait insultant pour cet homme fier et indépendant, républicain et honnête, fondant toute son action future sur un principe encore jamais mis en œuvre dans notre pays mais source de cohésion sociale et de succès et de prospérité dans un certain nombre de grandes démocraties.
Bref, l’hypothèse formulée par le « maillon faible » de Ségolène, analyse faite, ne concerne qu’un et un seul cas de figure, celui d’un second tour qui opposerait MM. Le Pen et Sarkozy, justement un scénario dont personne ne veut à commencer par les deux intéressés.
D’où le conseil – in fine – de France Matin à l’adresse du Premier secrétaire du parti socialiste : « partez en préretraite, il en restera toujours quelque chose de positif pour les générations futures à commencer par celles qui sont soucieuses de la protection de notre environnement et d’un développement durable concerté » …