La France s'ouvre à l'Est

Par Bernard M.
Publié le 14 mars 2006 à 09:01

Dominique de Villepin a annoncé lundi que la France procèderait à "une levée progressive et maîtrisée des restrictions à la libre-circulation" des travailleurs d'Europe de l'Est issus des nouveaux pays de l'Union européenne (UE)

"La levée de ces restrictions concernera en priorité certains métiers connaissant des tensions de recrutement et ses modalités seront discutées avec les partenaires sociaux", a déclaré le Premier ministre dans un communiqué publié à l'issue du 7è Comité interministériel sur l'Europe à Matignon.



A noter que la quasi-totalité des syndicats français se sont prononcés pour la fin immédiate de ces mesures restrictives transitoires. Seules la CFTC et la CFE-CGC souhaitent le maintien d'un filet de sécurité.



Le gouvernement français doit notifier sa décision à la Commission européenne d'ici au 1er mai 2006, date à laquelle les pays d'Europe occidentale devront avoir décidé soit de lever ces restrictions, soit de les maintenir en l'état pour trois années de plus, soit encore de les assouplir en les limitant par exemple à certains secteurs, comme l'envisage Paris.



Les ressortissants concernés par les restrictions actuelles sont les Tchèques, les Polonais, les Estoniens, les Lettons, les Lituaniens, les Slovènes, les Slovaques et les Hongrois.



La semaine dernière, trois pays - Espagne, Portugal et Finlande - ont décidé d'ouvrir complètement leur marché du travail aux salariés issus de ces pays ayant rejoint l'UE le 1er mai 2004, une mesure saluée par Bruxelles. Londres, Stockholm et Dublin avaient dès le départ opté pour la libre-circulation.

A l'inverse, l'Allemagne, l'Autriche et la Belgique veulent prolonger les restrictions actuellement en vigueur.