Pour Laurent Fabius, rien n'est joué
Publié le 25 avril 2006 à 11:22
Et les sondages un an à l'avance se trompent toujours
Tentant de relativiser la portée des sondages et l'envolée de Ségolène Royal, Laurent Fabius estime que rien n'est joué entre les candidats à l'investiture présidentielle socialiste : "Il y a une seule règle avec les sondages qui sont faits un an à l'avance, c'est qu'ils se trompent toujours", a déclaré l'ancien Premier ministre sur France Inter.
"Un an avant les élections de 1981, (François) Mitterrand était dans les choux mais il a été élu. Un an avant les élections de 1995, on ne donnait pas trois francs pour la candidature de (Lionel) Jospin et c'est lui qui a été candidat", a-t-il rappelé.
Une fois désigné, le candidat socialiste devra former "la future équipe de France", qui dirigera le pays, mais "dans un premier temps, il faut désigner celui ou celle qui conduira cette équipe et de ce point de vue là rien n'est acquis", a-t-il souligné.
"Ma préférence, compte tenu des idées qu'il porte et de son expérience pour le changement, c'est un candidat dont le nom commence par F", a expliqué Laurent Fabius, qui n'a cité le nom d'aucun de ses rivaux "présidentiables" pendant toute la durée de l'entretien.
Comme Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang, il s'est cependant prononcé pour l'organisation de débats "sur le fond" entre candidats à l'investiture afin de faire éclater la bulle médiatique entourant Ségolène Royal en l'obligeant à esquisser son programme.