Ségolène Royal est prête à défendre les couleurs du PS en 2007

Par Bernard M.
Publié le 16 décembre 2005 à 12:41

"Si l'élan se poursuit, ce que je crois, si les électeurs de gauche me demandent, ce que j'espère, alors je m'imposerai naturellement. Les autres n'auront pas le choix. Ce sera moi ! Si ce n'est pas le cas, je m'effacerai sans avoir le sentiment d'avoir loupé ma vie", affirme-t-elle sans hésiter dans Le Nouvel Observateur

Et d'indiquer que si elle est choisie par le parti – cette décision devrait intervenir en novembre 2006 –, elle s'appuiera "sur le parti et son premier secrétaire".

Pour la campagne, j'y réfléchis souvent et je n'ai aucun doute : elle sera réussie.

La présidente de région avait fait connaître son intérêt personnel pour 2007 fin septembre en déclarant que "si, à un certain moment, il s'avère qu'[elle est] la mieux placée, et donc sollicitée par le PS", elle se porterait candidate à l'Elysée.



Ségolène Royal arrive très largement en tête des préférences des sympathisants socialistes pour la présidentielle, avec 29 % des suffrages contre 13 % à ses plus proches challengers, selon le sondage le plus récent (IFOP-Journal du dimanche du 4 décembre). Et elle arrive à égalité avec Nicolas Sarkozy en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir se présenter à la présidentielle, mais le ministre de l'intérieur est largement en tête en termes d'intentions de vote, selon le baromètre TNS-Sofres à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.



Invitées à indiquer quelles personnalités elles souhaitent voir se présenter à la présidentielle, les personnes interrogées sont 50 % à citer la présidente de la région Poitou-Charentes et autant le président de l'UMP. Interrogés sur le candidat pour lequel ils auraient "le plus de chances de voter", les sondés placent Nicolas Sarkozy largement en tête : il rassemble 26 % d'intentions, soit le double de Ségolène Royal (13 %), et arrive 15 points devant le premier ministre (11 %) et Jean-Marie Le Pen (11 %). Jack Lang arrive 5e avec 8,5 %.



"J'ai suffisamment d'expérience politique pour savoir que la vie n'est pas faite de sondages. Je garde la tête froide. En même temps, je crois que c'est une reconnaissance du travail que je fais", commente Ségolène Royal au sujet de ce sondage.



Quant à son éventuelle candidature, elle a souligné : "Il faut être prêt le moment venu si ce moment arrive sans être obsédé par cette question." Par ailleurs, elle estime que le fait d'être une femme lui donne presque un avantage :"Le fait d'être une femme n'est plus un handicap. Les mentalités bougent, c'est une bonne chose."