Stockage géologique de déchets nucléaires : le gouvernement français donne son accord

Stockage géologique de déchets nucléaires : le gouvernement français donne son accord
Par Bernard M.
Publié le 23 mars 2006 à 14:05

Le Conseil des ministres a adopté mercredi un projet de loi instituant un plan national de gestion des déchets radioactifs qui ne tranche pas entre les différentes solutions proposées, mais le gouvernement laisse entendre que le stockage géologique profond serait privilégié pour les plus dangereux.

Les trois axes envisagés pour la gestion de ces déchets - séparation-transmutation, entreposage en surface et stockage en couches géologiques profondes -, "sont complémentaires. "Il n'y a pas lieu de les opposer", a souligné le ministre de l'Industrie François Loos.



En ce qui concerne les "déchets ultimes", ceux qui "ne peuvent pas être stockés définitivement en surface ou en faible profondeur seront placés dans un stockage en couche géologique profonde, qui devra être réversible pendant une première période", a-t-il affirmé.



Il a noté à ce sujet que s'il s'agissait de "continuer les études et les recherches" dans le laboratoire souterrain de Bure (Haute-Marne), "la faisabilité (d'un tel procédé) est sans doute avérée dès aujourd'hui".

L'Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) et l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN - organisme public d'expertise sur le nucléaire) ont déjà donné un avis favorable à cette solution pour les déchets radioactifs de haute activité à vie longue.



Cette solution est largement critiquée par les anti-nucléaires, et six organisations nationales - Réseau "Sortir du Nucléaire", Greenpeace, les Amis de la Terre, la Confédération paysanne... - qui ont dénoncé un texte "véritable passeport industriel pour l'enfouissement, au mépris de l'avis de la majorité de l'opinion publique".