Bayrou consulte ses troupes
Publié le 23 avril 2007 à 17:39
François Bayrou, en position d'arbitre pour le second tour de la présidentielle, va prendre le temps de consulter ses troupes avant d'annoncer sa position mercredi, mais il a d'ores et déjà dit qu'il ne retomberait pas dans "la vieille guerre des deux camps".
Sa directrice de campagne, Marielle de Sarnez, a confirmé lundi que M. Bayrou s'exprimerait "mercredi".
On va réunir demain les parlementaires UDF", a-t-elle précisé.
"Nous voulons continuer le mouvement de rénovation de la vie politique", a-t-elle ajouté, précisant que la création d'un nouveau parti démocrate était bien à l'ordre du jour, avant ou après les législatives de juin.
Dimanche soir, M. Bayrou s'est félicité qu'il y ait "enfin" un centre "large, fort et indépendant", et a assuré qu'il ne "reviendrait pas en arrière".
Selon lui, ses électeurs "ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France".
Dimanche soir, M. Bayrou s'est félicité qu'il y ait "enfin" un centre "large, fort et indépendant", et a assuré qu'il ne "reviendrait pas en arrière".
Selon lui, ses électeurs "ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France".
M. Bayrou est allé très loin pendant la campagne dans ses critiques du candidat UMP, semblant couper les ponts, meeting après meeting.
Et dimanche soir, ses proches ont eu des mots très durs pour décrire l'intervention de Ségolène Royal.
De plus, le candidat UDF n'a cessé de répéter pendant la campagne que les candidats ne sont "pas propriétaires" de leurs électeurs.
CSA estime que 45% se reporteront sur Ségolène Royal, 39% sur Nicolas Sarkozy, et que 16% s'abstiendront.
Pour l'Ifop, 42% choisiront le candidat UMP, 36% la candidate socialiste et 22% s'abstiendront.
S'appuyant sur le nouveau parti "démocrate" qu'il veut créer, M. Bayrou, 55 ans, dont c'était la deuxième candidature, peut maintenant se placer dans la perspective de 2012.
Il sera cependant confronté à l'écueil des législatives, où il veut présenter des candidats dans toutes les circonscriptions.
"François Bayrou est pris entre le marteau et l'enclume", a commenté Philippe Braud, professeur à Sciences-Po.
Ce politologue s'attend donc à "une déclaration aux termes soigneusement millimétrés, qui favorisera objectivement la candidate du PS".
A son avis, "l'ampleur de l'inclination à gauche dépendra des résistances rencontrées chez les élus UDF, dont certains sont inquiets pour leur réélection".