Troisième colloque éolien : 700 prticipants pour débattre des mesures à prendre d'urgence pour relancer la filière

Par Bernard M.
Publié le 14 décembre 2012 à 09:00

Le colloque national éolien, accueilli par la Régions des Pays de la Loire et Nantes Métropole a débuté aujourd’hui. Il a rappelé l’inquiétude des professionnels à court terme tout en soulignant le rôle majeur de l’énergie éolienne dans le cadre de la transition énergétique. Delphine BATHO, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, a répondu aux questions de Jean-Louis Bal. Après avoir rappelé sa détermination à voir se développer le parc éolien français à un rythme soutenu à même d’atteindre nos objectifs nationaux, elle a indiqué que la Proposition de loi du Député François BROTTES, Président de la commission des affaires économiques et les mesures d’urgence qu’elle contient, seront adoptées en tout début d’année 2013. Concernant le cadre économique, elle s’est voulue rassurante en confirmant que l’Etat garantira les contrats d’achat existants et prendra les mesures nécessaires en cas d’annulation du tarif par le Conseil d’Etat. Enfin, sur la consolidation d’une filière industrielle, la ministre a rappelé que le lancement imminent du deuxième appel d’offres éolien offshore, dont l’annonce est prévue au début de l’année prochaine, contribuera encore à développer l’activité économique et les emplois sur le territoire national. Durant cette journée, tous les intervenants ont reconnu la compétitivité de l’électricité de source éolienne, le rôle qu’elle a à jouer dans notre bouquet énergétique et dans notre tissu industriel. Cependant, chaque table ronde a été l’occasion de rappeler les réglementations multiples et redondantes qui retardent le développement du parc éolien français. « Depuis dix ans et la mise en place du cadre économique tarifaire, les réglementations superfétatoires sont venues alourdir le nécessaire cadre administratif. Cette forme d’énergie, et c’est un euphémisme, a fait l’objet d’une attention particulière, trop particulière ! Mais, sur ces sujets, je pense qu’aujourd’hui, il est permis d’espérer que les choses vont rapidement changer », a déclaré Jean-Louis BAL, Président du Syndicat des énergies renouvelables. Au 1er décembre, le Syndicat des énergies renouvelables regroupe 450 adhérents, représente un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros et 80 000 emplois. Elle est l’organisation professionnelle qui regroupe les industriels de l’ensemble des filières énergies renouvelables : biomasse (FBE), bois, biocarburants, éolien, énergies marines, géothermie, hydroélectricité, pompes à chaleur, solaire photovoltaïque (SOLER), solaire thermique et thermodynamique.