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Mercredi 23 Mai 2012
6:02
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11/05/2012
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Brèves
22/05/2012
Amnesty International, vecteur de propagation de virus à son insu
Selon Websense, les visiteurs des versions du site d'Amnesty International au Royaume-Uni et à Hong Kong sont susceptibles d'avoir été affectés par le cheval de Troie Gh0st RAT.
BM
22/05/2012
LaFourchette.com engloutit une nouvelle levée de fonds
Le site Web français de réservations de restaurants en ligne LaFourchette.com vient de finaliser un nouveau tour de table de 8 millions d’euros, pour mieux se développer en Europe.
BM
22/05/2012
France: +1,3% de PIB prévu en 2013
L'Union européenne prévoit une croissance de 1,3%du Produit Intérieur Brut (PIB) français en 2013, moins qu'attendu par François Hollande à 1,7%, mais mieux que ce qu'anticipe le FMI (1%).
Par ailleurs, la France devrait connaître un dérapage de son déficit public l'an prochain, à 4,2% contre un objectif de 3% affiché par le nouveau président François Hollande. Blandine Klaas
22/05/2012
Métro automatique de nuit
L'automatisation progressive de la ligne 1 du métro parisien, débutée en novembre 2011 par la RATP, se poursuit. Nouvelle étape le 10 mai 2012, avec le passage en tout automatique tous les soirs à partir de 21 heures. La ligne sera intégralement automatisée fin 2012.
Blandine Klaas
22/05/2012
Les Autolib' carburent à Paris
Selon le groupe Bolloré qui présentait un nouveau bilan d'Autolib', cinq mois après le lancement de ce service de voitures électriques en libre-service dans la capitale et sa proche banlieue, le système pourrait être à l'équilibre un peu plus vite que prévu.
Blandine Klaas
22/05/2012
Les vélos en libre-service "City Bike" débarquent à New York
Les premiers vélos en libre-service arriveront fin juillet 2012 à New York, a annoncé le 7 mai la maire Michael Bloomberg, qui prévoit d'en installer à terme 10 000 dans la ville américaine.
Blandine Klaas
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Editorial
La relance et la poursuite des réformes … par l’empruntLundi dernier, à Versailles, devant le Congrès, le chef de l'Etat a prononcé un discours fondateur d’une société nouvelle dont personne vraiment aujourd’hui ne peut donner ni la forme ni les contours.
«La crise n'est pas finie» martelé le chef de l’Etat et il faudra faire avec en sachant que plus rien ne sera comme avant. Plus jamais. Mais crise ou pas, il faut continuer d’avancer et bâtir une France moderne, conquérante et prospère. Pour cela, le chef de l’Etat a dit vouloir la financer par de nouveaux investissements et ce grâce au lancement d'un emprunt qui serait levé soit sur les marchés financiers, soit directement auprès des Français.Lundi dernier, à Versailles, devant le Congrès, le chef de l'Etat a prononcé un discours fondateur d’une société nouvelle dont personne vraiment aujourd’hui ne peut donner ni la forme ni les contours. «La crise n'est pas finie» martelé le chef de l’Etat et il faudra faire avec en sachant que plus rien ne sera comme avant. Plus jamais. Mais crise ou pas, il faut continuer d’avancer et bâtir une France moderne, conquérante et prospère. Pour cela, le chef de l’Etat a dit vouloir la financer par de nouveaux investissements et ce grâce au lancement d'un emprunt qui serait levé soit sur les marchés financiers, soit directement auprès des Français.
En réalité, le président a mis la France en perspective, car c'est la politique économique de la France d'après-crise qu’il a tenté de décrire, proposant au passage un «nouveau modèle de croissance», une vraie révolution en fait puisque le capitalisme ne serait plus dominé par la finance et l’économie serait cantonnée à son rôle, l’Etat privilégiant davantage le cœur de ce qui produit richesses et donc valeur ajoutée. Il l’a dit et répété : il donnera «une place plus grande au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs, à la production». Dont acte. La réindustrialisation est enfin en marche, le seul moyen de jouer un rôle dans cet univers mondialisé et globalisé qui nous fait souffrir, socialement au moins, depuis déjà plusieurs décennies. Surtout ne pas attendre «Notre avenir se décide maintenant» a également insisté le président de la République, justifiant le pas pressé avec lequel il entend définir les priorités de la seconde moitié de son quinquennat. Ces priorités, celles sur lesquelles l'État devra investir, ont un coût. Et les moyens dont dispose le pays demeurent aujourd’hui encore insuffisants. De ce constat sera nourrie bien sûr la réflexion de l’exécutif, ce sera même, selon lui, «le premier travail du nouveau gouvernement», évidemment en liaison avec le Parlement et – voilà qui est nouveau - les partenaires sociaux ! Ce grand chantier, il veut conduit avec célérité mais sans se départir de la nécessaire concertation qui doit précéder les arbitrages, parfois douloureux, qui seront à faire. Les responsables économiques, les acteurs du monde de la culture, de la recherche, de l'éducation seront donc consultés. Et vite ! Car le chef de l'État se donne trois mois. Pas davantage. Distinguer le bon grain de l’ivraie Christine Lagarde, dans les couloirs de Versailles, s‘est déclarée prête à «sortir les calculatrices pour voir ce que sont les bons investissements». Mais le sillon agraire est déjà dans le discours de Nicolas Sarkozy : recherche, santé, innovation, formation professionnelle, développement durable, économie numérique… les voilà les grands chantiers ! «La rigueur a toujours échoué» «Je ne ferai pas la politique de la rigueur parce que la politique de la rigueur a toujours échoué» a rétorqué Nicolas Sarkozy à ceux qui lui prêtaient cette intention. Certes, avec le tremblement de terre financier, le déficit public a enflé, pour atteindre plus de 7 % du PIB cette année et sans nul doute l'année prochaine. Mais il doit refluer ensuite. Il s’y est engagé. Et les contraintes européennes l’imposent. Réformer, encore réformer, toujours réformer Pour parvenir à ses objectifs, clairement tracés, Nicolas Sarkozy n’a pas craint d’évoquer les réformes institutionnelles au rang desquelles figure, comme le suggère le rapport de la Commission Balladur, la réduction du nombre d'élus locaux mais aussi parallèlement la poursuite de l'allégement des effectifs de la fonction publique. Et pour couronner le tout, il annonce même une nouvelle réforme des retraites. Dès l'an prochain. La rue lui dira si son pas pressé est compatible avec l’humeur de nos compatriotes. Toujours est-il que le chef de l'Etat est conscient que son action à court terme va créer du déficit qu’il faudra résorber une fois la croissance retrouvée, sans comptes d’apothicaires, «en y consacrant l'intégralité des recettes de la croissance» a-t-il dit, solennellement. Cette démarche est productrice de prospérité à terme et donc les mesures immédiates ne sont qu’un «déficit qui prépare l'avenir». La logique macroéconomique tient parfaitement la route mais le distinguo entre bon et mauvais déficit risque d’échapper aux technocrates de Bruxelles et les laisser de marbre... Rien sur le résultat des européennes et la poussée - significative et regrettable - de l’écologie politique. Car, au bout du compte, alors qu’il faudrait baisser les prélèvements, on ne nous annonce que des taxes, carbone ou climat, soit des impôts nouveaux qui ne vont sauver ni la planète ni nos grands équilibres stratégiques, industriels et économiques. La Burqa, non grata dans la république Enfin, s’agissant du voile, la burga qui a enflammé la classe politique, le président de la République a estimé que cela ne faisait que soulever un «problème de dignité et de respect de la femme» et que «ce n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement (…) Elle ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République française». Une manière claire et nette de trancher. Mais il laisse le soin au Parlement d’étudier l'opportunité d'un texte de loi sur cet épineux sujet. La lutte contre les discriminations sera poursuivie. Les excès de tous types seront vigoureusement combattus, citant, au passage, la volonté de voir aboutir sans délai la loi Hadopi, fût-elle remaniée. Le moment était solennel. Il était également historique. Que l’on soit ou non d’accord avec le président, dont la légitimité ne peut être remise en cause, l’exercice difficile auquel Nicolas s’est prêté a au mois le mérite de ne pas s’ancrer dans nos clivages politiques surannés. La mise en perspective, à terme, d’une France remodelée, est une première. Pour toutes les personnes nées … après 1875 ! Jeudi 25 Juin 2009
BM
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