L'Eglise de Scientologie menacée de dissolution
Publié le 27 mai 2009 à 15:03
L’Eglise de Scientologie, à nouveau devant la justice depuis lundi, à Paris, doit y répondre aux plaintes déposées pour escroquerie.
Ce n’est certes pas la première fois mais là, les structures françaises pourraient être dissoutes. Pourquoi ? Car l’affaire jugée en 2003 avait été ridiculement traitée, biaisée même. Cette fois-ci, en revanche, outre l'Association spirituelle de Scientologie et sa librairie, toutes deux dans le XVIIe arrondissement de Paris, sont renvoyés devant la justice sept scientologues, parmi lesquels Alain Rosenberg, le directeur général du Celebrity centre.
Des tirs à l’arme lourde
Cette fois, on ne joue plus ! Ils sont poursuivis pour "escroquerie en bande organisée" et/ou "exercice illégal de la pharmacie". Les accusations se fondent sur le fait que l'association ait distribué, à ses adhérents, des vitamines et des traitements relevant du monopole pharmaceutique.
Une affaire complexe …
L'affaire, normalement jugée jusqu'au 10 juin, est venue devant les tribunaux avec cette virulence nouvelle suite à une plainte pour escroquerie datant de … fin 1998 !
De quoi s’agissait-il ? Cette femme, la plaignante, abordée par des scientologues pour un test de personnalité gratuit, avait fini par dépenser 20 000 euros pour des cours "de communication et de réparation de vie", l'achat de livres, de médicaments et d'un "électromètre", un appareil électrique censé mesurer la "charge mentale" présente chez les patients.
…et des soutiens occultes
Chacun sait pourtant que « nul ne peut invoquer sa propre turpitude » …
La preuve ? Les plaignants, dont deux sur quatre se sont déjà désistés, ne bénéficieront d’aucun soutien du parquet, celui-ci ayant d'ores et déjà requis un non-lieu général. Le motif ? Ils estiment que les « mis en examen » avaient été "mus par leur seule conviction religieuse" et n'en avaient tiré "aucun bénéfice personnel". On croyait taper fort mais le mur est trop épais encore …