Recherche



Brèves
26/04/2012

David Azéma prendra le volant de Keolis en juin

La SNCF augmente sa participation à 70% dans sa filiale de transport public Keolis qui sera dirigée à partir de juin 2012 par David Azéma, l'actuel numéro deux de la compagnie ferroviaire. Il remplacera alors Michel Bleitrach, aux commandes du groupe depuis 2004.
Blandine Klaas
26/04/2012

RATP Dev se développe en Grande-Bretagne

RATP Dev se développe en Grande-Bretagne
La filiale de la RATP poursuit sa croissance à l'international où elle réalise déjà plus de 60% de son chiffre d'affaires dans douze pays, et annonce le rachat de HR Richmond. Un autocariste britannique qui exploite les marques Epsom Coaches et Quality Line à Londres et dans le Surrey, au sud de la capitale. Le montant de l'opération n'est pas connu.
Adelaide Dubly
11/04/2012

Lille : lancement des travaux de la Maison de l'Habitat Durable

Après la délivrance du permis de construire fin novembre 2011 et les études complémentaires, les travaux de réhabilitation des bâtiments qui accueilleront la Maison de l’Habitat Durable ont été officiellement lancés le samedi 7 avril 2012, au cœur de la Semaine du Développement Durable. Ils s’achèveront courant 2013. Répondant à la démarche Haute Qualité Environnementale, la réhabilitation se fera de manière exemplaire afin d’inciter à l’éco-rénovation. Espace d’échanges et d’information dédié aux particuliers ainsi qu'aux professionnels concernant toute question d'ordre juridique, technique ou financière liée au logement et à l’habitat, la Maison de l’Habitat Durable sera conçue comme un lieu unique d’accueil du public et une vitrine de sensibilisation et de démonstration sur l'éco-construction et l'habitat écologique.

Blandine Klaas
10/04/2012

Un cluster français pour booster la voiture composite

Le Cetim, Centrale Nantes, le CNRS et l’ENS Cachan forment un laboratoire de recherche commun dédié aux composites dans l’automobile. L’allègement promis grâce à ces matériaux ne pourra en effet se faire qu’au prix d’importants progrès sur la simulation de structures, de procédés de production, et le développement d’outils plus performants.

Blandine Klaas
10/04/2012

Microsoft prêche pour les ‘‘systèmes intelligents sur roues’’

Microsoft propose sa plate-forme Windows Embedded comme cœur du système de communication des voitures de demain. Une solution que Ford a choisi voici 5 ans et qui est depuis au cœur de son système SYNC et bientôt de myFordFouch.
Blandine Klaas
10/04/2012

Un rayonnement UV ultra-bref généré par un plasma

Des impulsions très brèves et très puissantes dans le domaine de l'extrême ultra-violet ont été obtenues par une équipe de chercheurs français via l'excitation d'un plasma par laser. Ces travaux constituent une avancée scientifique fondamentale, doublée d'une prouesse technologique. Cela devrait permettre de mieux comprendre les processus électroniques dans la matière et peut-être même, à long terme, de les maîtriser.
Blandine Klaas

Inscription à la newsletter


Justice

Comité de réflexion sur la rénovation des codes pénal et de procédure pénale

Madame Rachida Dati, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice installe le comité de réflexion sur la rénovation des codes pénal et de procédure pénale



Pour la ministre, le comité a une tâche majeure : réformer et moderniser deux codes qui sont des piliers de notre justice et de notre démocratie. Et elle a tenu, dans un discours clair et direct, tout d’abord à remercier vivement, Monsieur l’avocat général Philippe Léger, d’avoir accepté la présidence de ce comité. Elle a salué également la présence de Me Paul Lombard, grand avocat des droits de la défense. Sa connaissance pragmatique et détaillée du droit pénal et de la procédure pénale sera très
précieuse.

Pourquoi cette réforme ?
Car l’histoire de ces deux codes diffère fortement :
- Le code pénal de 1810 a fait l’objet d’une première et vaste refonte à travers plusieurs lois votées en 1992 et entrées en vigueur le 1er mars 1994.
- Quatorze ans après, nous disposons du recul nécessaire pour porter un regard sur l’évolution de ce qu’on a appelé le « nouveau code pénal ».
- Le code de procédure pénale actuel a, quant à lui, succédé en 1957 au code d’instruction criminelle. Il a été depuis modifié à de très nombreuses reprises. A aucun moment on ne l’a repensé dans sa globalité.

Or, avec deux histoires différentes, malgré tout, un même constat s’impose :

- ces codes manquent de cohérence,
- ils sont incomplets,
- ils sont sur certains points inadaptés aux besoins et aux attentes de notre société.

La catastrophe judiciaire d’Outreau a permis d’engager une réflexion sur la nécessité de réformer le code pénal et le code de procédure pénale.
Rappelant avoir mis en œuvre les 91 pôles de l’instruction qui fonctionnent depuis le 1er mars, la ministre s’est félicitée qu’ils aient été déjà été saisis près de 500 fois depuis cette date.
Mais d’autres avancées sont aujourd’hui nécessaires.
Premièrement, il faut rendre notre droit pénal plus cohérent et plus lisible.
C’est tout d’abord une attente des Français. Le Code Napoléon de 1804 énonçait un principe bien connu : « Nul n’est censé ignorer la loi ». C’est un principe simple. Mais il suppose une condition première : que la loi soit lisible !
Or, la réalité est souvent inverse car la loi est mal comprise simplement parce qu’elle est souvent incompréhensible pour nos concitoyens.


Parallèlement, les magistrats attendent, eux aussi, que notre droit pénal soit plus cohérent. Les procédures sont de plus en plus complexes, les risques de voir une procédure annulée se multiplient.
Or les magistrats ont besoin de codes clairs et précis pour travailler. Dans une démocratie, ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi, doivent disposer des moyens de la connaître complètement pour l’appliquer sereinement.
Soulignant une véritable «inflation législative » depuis plusieurs décennies, Madame Dati en apporte la démonstration au travers de l’explosion du nombre d’infractions dispersées dans des lois particulières ou dans d’autres codes !
En effet, il apparaît que si 87 % des crimes figurent dans le code pénal, seulement un tiers des délits sont réprimés par ce même code.
Cela signifie qu’environ 70 types de crimes et plus de 3 600 délits existent, mais qu’ils figurent dans d’autres codes ou dans des textes non codifiés.
Cet éparpillement nuit aussi bien à la cohérence qu’à la lisibilité du droit pénal car :
- il facilite l’existence d’infractions distinctes réprimant un même comportement avec parfois des écarts de peines incohérents,
- il réprime des infractions dépassées et laisse dans l’ombre des infractions pourtant utiles.
Ainsi, par exemple : le délit d’abus de faiblesse prévu par le code pénal est puni d’une peine de 3 ans et de 375 000 euros d’amende. Mais le même délit prévu par le code de la consommation, qui réprime des comportements en partie similaire, est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 9 000 euros d’amende. Il n’y a – martèle le Garde des Sceaux - aucune cohérence.
Poursuivant sa démonstration, Rachida Dati insiste sur les incohérences qui existent au sein même du code pénal dans les sanctions de comportements voisins : l’abus de biens sociaux est puni de 5 ans et 375 000 euros, l’abus de confiance de 3 ans et 75 000 euros, la banqueroute de 5 ans et 75 000 euros. De même l’incrimination générale de corruption active est punie de 5 ans d’emprisonnement, tandis que la corruption aux fins d’obtenir une attestation ou un certificat est punie de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros.
En conclusion, elle a tracé la voie qui consiste à faire en sorte que la loi pénale puisse être présumée être connue de tous. Et pour y parvenir, il appartient d’abord à l’Etat de mettre à la disposition de chaque citoyen des codes clairs, précis, accessibles et présentant de manière cohérente et complète l’ensemble des dispositions pénales.
C’est tout le sens des travaux très attendus de Comité auquel il appartient d’aller plus loin, afin d’offrir à nos concitoyens une vision d’ensemble cohérente de notre droit pénal.
D’autres orientations ont enfin été fixées :
- disposer d’outils efficaces pour lutter contre la récidive et la délinquance,
- renforcer les droits de la défense
- mieux prendre en compte les droits des victimes
Le résultat de ces travaux est attendu, par les citoyens comme par les magistrats à l’échéance fixée par Madame la ministre à savoir le 1er juillet 2009.


Vendredi 17 Octobre 2008
BM

Dans la même rubrique :

Hadopi: - 14/05/2009

1 2 3 4 5 » ... 18

Elections | International | Europe | France | Politique | Economie | Environnement | Social | Société | Sciences | Santé | Médias | Education | Culture | Justice | Collectivités Locales | Médiathèque | Sports & Loisirs | Technologies | Services de l'Etat | Institutions | Associations | Ministères | Partis | Syndicats | Collectivités | Entreprises | Nouveaux produits | Coup de gueule | Editorial | Chronique





Document sans nom


Document sans nom