Après le « Non » irlandais, le très eurosceptique président tchèque Klaus s'insurge contre 'l'européanisme'
Publié le 16 juin 2008 à 15:35
"Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être Tchèques, Polonais, Italiens, Danois... et ne faisons pas d'eux des Européens. C'est un projet erroné", a déclaré M. Klaus dans un entretien à notre confrère le quotidien Lidove Noviny publié lundi dernier.
"La différence entre le Tchèque, le Polonais, l'Italien, le Danois et l'Européen est la même qu'entre la langue tchèque, polonaise, italienne et danoise et … l'esperanto.
Le président tchèque Klaus s'insurge donc contre "l'européanisme"
Après le "non" irlandais, le président Klaus qui a toujours farouchement critiqué toute perte de pouvoir des pays-membres au profit de Bruxelles, avait estimé que le Traité de Lisbonne était "fini" et qu'il n'était "plus possible de poursuivre sa ratification".
"Topolanek a le doigt sur la détente (...), (le parti démocratique civique qu'il dirige) l'ODS a une chance unique d'enterrer définitivement le traité", assurait de son côté lundi notre autre confrère, le quotidien tchèque, Hospodarske Noviny.
L’heure des règlements de comptes aurait-elle sonné ?