L'Iran interdit l'accès à son nucléaire …

Par Bernard M.
Publié le 22 janvier 2007 à 16:41

… à 39 inspecteurs de l'AIEA

L'Iran a exercé ses premières représailles après les sanctions contre son programme nucléaire, en décidant d'interdire l'accès à son territoire à 38 inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

"C'est le premier pas destiné à limiter la coopération avec l'agence" onusienne de sécurité nucléaire, a déclaré lundi le chef de la commission du Parlement pour la Sécurité nationale, Allaeddin Boroudjerdi.

Une commission spéciale a dressé une liste de 38 inspecteurs qui "ne sont pas autorisés à pénétrer en Iran, et cette restriction a été officiellement notifiée à l'AIEA", a-t-il expliqué.

Les inspecteurs mènent régulièrement des visites de routine dans les installations nucléaires iraniennes, l'Iran étant membre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).



Les seuls obstacles à leur travail consistaient jusqu'ici en des visas tardifs ou des restrictions d'accès à certaines installations.



La situation a changé avec l'adoption le 23 décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU de sanctions contre les programmes nucléaire et balistique iraniens, à cause du refus de Téhéran de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.



De son côté, le sous-secrétaire d'Etat américain Nicholas Burns a averti que si l'Iran "ne suspend pas d'ici le 21 février ses activités nucléaires à Nantaz (son centre d'enrichissement d'uranium), il sera confronté à une seconde série de sanctions".
Lundi, les 27 pays de l'Union européenne ont annoncé leur intention de "mettre en oeuvre dans leur intégralité et sans délai" les sanctions adoptées à l'ONU.



Le chef de la diplomatie britannique, Margaret Beckett, a souligné qu'il fallait "appliquer intégralement la résolution de l'ONU, afin de maintenir la pression sur l'Iran pour qu'elle accepte l'offre de la communauté internationale de revenir à la table des négociations".



Fort opportunément, le corps d'élite des Gardiens de la révolution a annoncé dimanche la tenue d'exercices militaires, comprenant des tirs de missiles à courte portée.



Téhéran a toujours démenti que telle soit son intention.